Investir dans les biotech et la santé : risques, opportunités et trackers.

Biotechnologie, santé et laboratoires pharmaceutiques

Biotech, santé et industries pharmaceutiques. Nous vous expliquons l’intérêt de ce secteur et comment y investir efficacement. Retrouvez à la fin de l’article des trackers permettant de se positionner sur ces valeurs d’avenir.

Biotechnologie et pharmacie : un secteur porteur.

Les entreprises du secteur des biotechnologies et de la santé constituent un secteur attrayant pour plusieurs raisons :

  • Le vieillissement des populations dans les pays développés s’accompagne naturellement d’une augmentation de la demande de soins.
  • L’élargissement des pays ayant accès à des services de santé ouvre de nouveaux débouchés commerciaux.
  • Les efforts constants de recherche et développement (R&D) apportent des solutions innovantes pour le traitement de multiples pathologies.
  • Le secteur est très peu cyclique, il résiste mieux aux crises économiques.

Les différents types d’entreprises du secteur.

On peut diviser les acteurs du secteur des biotechnologies et de la santé en plusieurs groupes, ayant chacun des modèles économiques et des profils de risque différents.

Les entreprises pharmaceutiques.

Tout d’abord, il y a les entreprises dites pharmaceutiques. Roche, Sanofi, Pfizer, Novartis, Johnson & Johnson, GlaxoSmithKline pour ne citer que les plus grosses. Ces entreprises disposent d’un portefeuille de solutions thérapeutiques (des brevets sur des molécules et leurs applications) dont l’exploitation génère des bénéfices. La durée d’exploitation des brevets étant limitée dans le temps (20 ans), ces entreprises mènent également des efforts de recherche et développement pour découvrir de nouvelles solutions thérapeutiques et ainsi pérenniser leurs revenus.

Connaissant le portefeuille de brevets des entreprises pharmaceutiques, les investisseurs jouissent d’une visibilité sur les bénéfices à moyen-terme (5-15 ans). En particulier pour les solutions thérapeutiques visant des pathologies dont le taux de pénétration est relativement constant dans les populations, c’est-à-dire l’essentiel des pathologies (maladies cardio-vasculaires, cancer, diabète, infections). Cette anticipation des bénéfices reste une science délicate. Il y a quelques mois, les investisseurs ont pris conscience (tardivement) de la chute des ventes plus rapide qu’anticipée du traitement contre l’hépatite C, commercialisé par Gilead. Cette mauvaise nouvelle a entraîné une baisse significative du cours de l’action. Malgré cet exemple, les entreprises pharmaceutiques offrent dans l’ensemble une visibilité sur leurs bénéfices meilleure que d’autres secteurs. Pour des raisons évidentes, elles sont aussi moins sensibles que d’autres secteurs aux cycliques économiques (on reporte plus facilement l’achat d’une voiture que d’un traitement médical).

Les start-up & biotech.

On parle souvent de « biotech » pour désigner les jeunes entreprises dont l’activité est concentrée sur la recherche et développement. Contrairement aux entreprises pharmaceutiques, elles n’ont généralement pas encore de molécules commercialisées, l’essentiel de leurs ressources financières provient de levées de fonds. Ces entreprises sont souvent positionnées sur des innovations thérapeutiques qui mettent en œuvre les derniers outils de biotechnologie (immunologie-oncologie, ingénierie du génome, etc), par opposition à une chimie médicinale plus classique. La volatilité peut être très importante sur ces valeurs. À la baisse comme à la hausse, le cours de bourse réagit souvent violemment au gré des annonces sur les résultats des essais cliniques. Il n’est pas rare de voir un titre bondir de plus de 50%, ou à l’inverse, perdre 50%.

Investir dans ces entreprises représente par nature un arbitrage spéculatif, car le succès d’un nouveau traitement thérapeutique n’est jamais garanti. À réserver aux investisseurs éclairés dotés d’une expertise en finance et biomédicale.

Les fabricants de génériques.

À l’expiration des brevets, les molécules d’intérêt pharmaceutiques approuvées par les agences de santé tombent dans le domaine public. Une entreprise concurrente peut donc se lancer dans la copie de la molécule. Certaines sociétés sont spécialisées dans la fabrication et la commercialisation de ces molécules génériques, telle que Teva Pharmaceutical.

Investir en trackers biotechnologie et santé.

L’investisseur particulier n’a souvent ni les connaissances ni le temps pour analyser les entreprises de ce domaine de pointe. Dans ce cas, les trackers (ETF) constituent le support d’investissement idéal pour les investisseurs désireux de se positionner sur ce secteur.

  • L’ETF MSCI World Health Care permet de se positionner sur l’ensemble des grandes compagnies pharmaceutiques. Les frais de gestion sont de 0,30%  par an. Ce tracker n’est pas éligible PEA.
  • Si vous souhaitez pouvoir loger en PEA un tracker sectoriel sur la santé, vous pouvez vous orienter vers cet autre ETF proposé également proposé par Lyxor : STOXX Europe 600 Healthcare. Il se concentre sur les entreprises européennes de la santé (Novartis, Roche, Bayer, Novo Nordisk, Sanofi, etc). Les frais de gestion sont de 0,30% par an.
  • Amundi propose également un tracker sectoriel (MSCI Europe Healthcare) sur les grandes entreprises pharmaceutiques européennes.

Il existe aussi une multitude de fonds spécialisés sur les biotech. Bref, si vous voulez investir sur ce secteur, vous avez le choix ! Mais rappelez-vous des règles de base à appliquer quand on investit en actions.


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