Comment préparer sa retraite ? Guide complet 2019

Comment bien préparer sa retraite ?

Sans vouloir être alarmiste, les projections démographiques tendent à montrer que la retraite par répartition est menacée. Malheureusement, les actifs actuels vont très probablement toucher des pensions de retraite très faibles à la retraite ; en tout cas plus faibles que les pensions actuelles déjà décriées. Par conséquent, les actifs se posent de plus en plus la question de se préparer une retraite par capitalisation, pour maintenir un niveau de vie convenable.

Alors comment préparer au mieux sa retraite ? Il faut être prévoyant. Les retraités en difficulté sont généralement ceux qui ont trop compté sur l’État providence et n’ont pas acheté leur logement ni capitalisé. Il s’agit donc de bien placer dès maintenant et également de prendre soin de soi pour vivre une retraite à l’aise financièrement et en forme.

SOMMAIRE

Préparer sa retraite, c’est d’abord anticiper vos dépenses à la retraite, en premier lieu la santé et la mutuelle.

En partant en retraite, on subit mécaniquement une baisse des revenus. Et elle risque d’être conséquente pour les plus jeunes générations en raison du délitement de notre système de retraite par répartition. Pourtant, il faudra bien continuer de vivre et de couvrir vos dépenses. Le budget des ménages évolue avec l’âge. Ainsi, certains postes de dépenses vont naturellement prendre plus d’importance et d’autres vont se réduire. Préparer sa retraite consiste à anticiper ces évolutions et à essayer de les chiffrer pour connaître ses besoins financiers.

Les nouveaux postes de dépense des séniors.

La retraite s’accompagne naturellement de plus de temps libre, donc une tendance à la hausse des dépenses de loisirs, sorties, restaurants, voyages, etc. Du moins du « 3ème age » jusqu’à atteindre la période du « 4ème age ».

Durant le « 4ème age », la santé est le point sensible. En effet, il faut malheureusement s’attendre à bien plus de dépenses de santé et de services à domicile en raison de l’inévitable perte d’autonomie (éventuellement la très onéreuse maison de retraite). En conséquence, cela va de pair, la mutuelle coûte de plus en plus chère avec l’age (prévoir jusqu’à 200 € par mois).

Certaines dépenses vont baisser voire disparaitre à la retraite.

Au chapitre des bonnes nouvelles, on peut s’attendre à quelques postes de dépenses en baisse :

  • une baisse du budget transport, car il n’y a plus à faire des allers/retours domicile-travail.
  • pour les parents retraités, généralement les enfants ne sont plus à charge.
  • vous êtes propriétaire et vous avez terminé de rembourser votre crédit ? Votre budget logement sera bien réduit ! Même s’il faudra toujours payer la taxe foncière et l’entretien de votre bien immobilier.

Prenez les devants dès maintenant pour préparer une retraite aisée et en bonne santé.

Tout dépend donc de votre situation personnelle, mais nous avons noté que des tendances d’évolution des postes de dépenses se dégagent. Ainsi, vous pouvez mieux appréhender votre budget nécessaire pour bien vivre votre retraite et les mesures à prendre pour préparer votre retraite.

Entretenez votre capital santé.

Sachez que si l’espérance de vie augmente, ce n’est pas le cas de l’espérance de vie en bonne santé qui a tendance à stagner. Alors si vous voulez profiter pleinement de votre retraite, ce sera important d’avoir l’argent ET la santé. Ainsi, il est important d’avoir toute votre vie une bonne hygiène de vie, ce qui passe par l’exercice physique et par une alimentation saine et équilibrée.

Ceci dit, malgré toutes les précautions prises, les ennuis de santé peuvent toujours arriver. Alors ne faites pas l’économie d’une bonne mutuelle : c’est souvent un mauvais calcul à long terme de vouloir économiser sur ce poste budgétaire. Comparez donc les mutuelles : Eovi-mcd.fr ressort souvent dans les comparateurs en ligne, mais l’offre la plus adaptée pour vous dépendra de votre situation personnelle. Par exemple certaines mutuelles sont mieux positionnées pour les professions libérales, d’autres pour les fonctionnaires, d’autres pour les familles nombreuses, etc

Entretenez votre capital financier.

C’est le le cœur du sujet. Sur le plan financier, idéalement, il vaut mieux « neutraliser » le premier poste de dépense (l’immobilier) en achetant ou en investissant en « pierre-papier », pour être propriétaire sans crédit en arrivant à la retraite. En parallèle, en fonction du niveau de vie que vous voudrez (juste le minimum vital ou plus de confort ?) il est nécessaire d’épargner pour dégager par la suite des revenus passifs qui complèteront votre pension de retraite. C’est tout l’objet de notre article, que nous développons maintenant.

Note de Nicolas : à titre personnel, j’estime que ma pension de retraite ne sera pas suffisante en soi pour conserver un niveau de vie convenable à la retraite et je ne suis pas optimiste sur l’avenir du système de retraite par répartition. De plus, j’estime qu’être propriétaire de ma résidence principale sans crédit ne suffira pas non plus, car ma famille aura besoin de revenus complémentaires. Alors les deux produits sur lesquels j’épargne sont l’assurance-vie et le PEA. Aussi bien pour leur rendement que pour leurs propriétés fiscales (explications détaillées dans la suite de l’article).

Ainsi, je compte bien en tirer au moins 1 000 € par mois et sans avoir à « attaquer le capital » (donc juste en retirant les gains) et sans « frottement fiscal » (gains non imposés). Vu leurs qualités, je trouve que ce sont les deux plus belles niches fiscales Françaises, à la portée de tous (reste à bien choisir ses assurances-vie et son PEA, nous en parlons ensuite). Ceci dit, à chacun de réfléchir à sa propre allocation patrimoniale entre investissement sécurisé en fonds euros d’assurance-vie et investissement plus risqué en actions et en immobilier.

Préparer sa retraite via l’immobilier et l’utilisation du levier du crédit.

La première étape à laquelle les Français pensent habituellement consiste à acheter sa résidence principale. Ainsi, il n’y aura plus de loyer à payer à la retraite. Mais les circonstances de la vie font que ce n’est pas toujours possible ou intéressant, alors l’investissement en « pierre-papier » peut aussi être une solution.

L’achat de la résidence principale.

L’achat de la résidence principale par l’emprunt est généralement la solution privilégiée par les Français pour se construire un patrimoine à crédit en 15, 20 ou 25 ans. Ainsi, on peut faire en sorte de payer une traite mensuelle équivalente à un loyer, pour au bout du compte être propriétaire et ne plus avoir de loyer à payer.

L’arbitrage achat ou location.

Ceci dit, il faut tenir compte des frais supplémentaires par rapport à la location et propres à la propriété : taxe foncière, intérêts d’emprunt, travaux, etc. De plus, il faut être stable et généralement ne pas vendre avant au moins 8 ans pour rentabiliser l’achat face à la location. Ainsi, l’arbitrage achat ou location n’est pas toujours en faveur de l’achat de la résidence principale. Dans ce cas, surtout pour les jeunes en début de carrière qui ont besoin d’être mobiles, il peut être plus intéressant de rester locataire et de capitaliser ailleurs. Ainsi, dans la suite de l’article, nous verrons d’autres moyens de capitaliser intelligemment.

Notez que pour les plus aisés (ou ceux qui deviendront fortunés à force de bien placer), la résidence principale est une belle niche fiscale. En effet, elle bénéficie d’un abattement de 30 % dans le cadre de la déclaration du patrimoine pour les contribuables assujettis à l’IFI (impôt sur la fortune immobilière).

L’investissement immobilier en « pierre-papier ».

La « pierre-papier » représente une autre façon se faire construire un patrimoine à crédit. Il s’agit de la solution idéale pour les actifs bien occupés par leur carrière ou leur famille, ou pour les actifs mobiles professionnellement et géographiquement.

On trouve plusieurs moyens d’investir en « pierre-papier » à crédit ou non :

  • les SCPI pour être propriétaire de parts de parc immobilier et percevoir des loyers,
  • le crowdfunding immobilier pour financer collectivement des projets de promoteurs immobilier et percevoir des intérêts de 8 à 10 % par an,
  • les SIIC pour être propriétaire de sociétés foncières et percevoir des dividendes.

Les avantages de la pierre-papier.

Ces investissements immobiliers en « pierre-papier » présentent tous les caractéristiques suivantes :

  • ticket d’entrée faible (investissement à partir de 1 000 €),
  • bonne diversification, donc risque plus limité plutôt que de tout concentrer dans un seul bien immobilier,
  • gestion déléguée donc gros gain de temps pour l’épargnant qui n’a pas à s’impliquer personnellement.

Ainsi, c’est beaucoup plus confortable et diversifié que l’investissement classique en immobilier locatif. En effet, être bailleur demande un véritable engagement (presque du dévouement pour les locataires et beaucoup de formalités administratives et fiscales) et occasionne plus de stress de gestion. Alors que l’investisseur en « pierre-papier » peut se concentrer et s’épanouir sur ce qui lui est le plus cher : sa carrière, sa famille, etc. Par ailleurs, à la retraite, cela permettra de toucher des revenus sans effort, et de disposer de plus de temps libre pour les loisirs plutôt que pour gérer des appartements locatifs. Finalement, on prépare ainsi une retraite plus libre et sans stress.

Note de Nicolas : personnellement, j’ai fait le choix d’investir en SCPI car je suis très mobile et j’habite dans une ville (Paris) trop chère pour mon budget. Peu importe, je me construis un patrimoine à crédit avec un faible effort d’épargne. Une fois à la retraite, je pourrai toujours vendre mes SCPI pour acheter ma résidence principale, ou financer une location avec mes revenus passifs.

Épargner et sortir son capital en « rente » sans payer d’impôt sur le revenu.

Maintenant que vous exploitez votre capacité d’emprunt pour vous construire un patrimoine immobilier à crédit, il ne faut pas s’arrêter en si bon chemin. Car plus on génère de revenus passifs, plus la retraite sera confortable ! Et puis il faut diversifier et ne pas tout miser dans l’immobilier : on ne met pas tous ses œufs dans le même panier.

Ainsi, profitons de deux belles niches fiscales pour développer notre patrimoine et en tirer des revenus passifs non imposés à la retraite : l’assurance-vie et le plan d’épargne en actions.

L’assurance-vie pour préparer sa retraite.

L’assurance-vie est un produit d’épargne qui permet d’investir en fonds euros sécurisés, ou en unités de compte plus ou moins risquées (fonds actions ou fonds immobiliers). Ainsi, il y en a pour tous les goûts et si c’est le produit d’épargne préféré des Français, ce n’est pas pour rien ! Sachez que les meilleurs fonds euros ont rapporté près de 3 % en 2018 : un couple rendement / risque très bon puisque le capital est garanti.

Par ailleurs, vous pouvez choisir une assurance-vie en gestion libre ou en gestion pilotée. Ainsi, soit vous décidez de gérer librement (en 100 % fonds euros pour sécuriser votre capital, ou en mixant avec des unités de compte pour dynamiser), soit vous choisissez mandat de gestion selon votre profil (défensif, équilibré, offensif, etc.).

Ceci dit, attention à bien choisir votre assurance-vie et à privilégier les assurances-vie sans frais sur versement : nous comparons ici les meilleures assurances-vie. Sachez que vous pouvez diversifier sur plusieurs assurances-vie, c’est même recommandé pour diversifier les assureurs et les fonds euros.

La fiscalité de l’assurance-vie : optimisez vos rachats non imposés.

Pour bien préparer sa retraite, l’assurance-vie est une enveloppe fiscale à privilégier. En effet, vos gains ne sont pas imposés tant que vous ne retirez pas d’argent (par rachat partiel) de votre assurance-vie. Et si vous retirez vos gains (plus-values) après les 8 ans de votre assurance-vie, vous jouissez à plein de la niche fiscale. En effet, on bénéficie d’un abattement de 4 600 € de plus-value par an (9 200 € pour les couples mariés ou pacsés). Concrètement, cela peut donner environ 1 000 € par mois de revenus non imposés (hormis les prélèvements sociaux), chiffre à simuler avec l’assureur avant rachat.

De plus, il y a un autre avantage fiscal et de nature successoral cette fois. En effet, à votre décès, le capital de l’assurance-vie est transmis aux bénéficiaires désignés avec un abattement de 152 500 € par bénéficiaire. C’est donc également un outil de transmission non imposé sous 152 500 € transmis par bénéficiaire.

Ainsi, quand on associe le rendement de ce produit d’épargne et l’optimisation de ses avantages fiscaux, l’assurance-vie est un incontournable pour bien préparer sa retraite !

Le plan d’épargne en actions (PEA) pour préparer sa retraite.

Le plan d’épargne en actions, comme son nom l’indique, est réservé à l’investissement en actions. Donc un produit d’épargne beaucoup plus limité dans son univers d’investissement que l’assurance-vie, mais une niche fiscale tout aussi attrayante.

Historiquement, le marchés actions mondial a délivré un rendement de 7 % en moyenne annuelle lissée. Mais les actions sont des actifs volatils par nature et il faut avoir un bon horizon de placement devant soi pour bien supporter la volatilité. Ainsi, si l’objectif est de préparer sa retraite, on peut naturellement envisager d’investir en actions une partie de son épargne à long terme, puis de « réduire la voilure » pour sécuriser son capital quelques années avant le départ en retraite.

Attention, tout comme l’immobilier, l’investissement en actions présente des risques et s’envisage uniquement à long terme. Ceci dit, on peut mettre toutes les chances de son côté :

La fiscalité du PEA.

Au-delà de la performance des actions, le PEA est également une enveloppe idéale pour tirer des revenus passifs à la retraite. En effet, non seulement vos gains (plus-values) ne sont pas taxés tant que vous ne retirez pas d’argent du PEA, mais ils ne sont pas taxés non plus si vous retirez après les 5 ans du PEA. Et contrairement à l’assurance-vie, c’est sans plafond d’abattement ! Pensez donc à prendre date en ouvrant au plus tôt. Ainsi, une fois retraité, vous pourrez  retirer votre capital du PEA (ou uniquement les dividendes perçus) sans payer d’impôt sur le revenu (seulement les prélèvements sociaux).

Et le plan d’épargne retraite populaire (PERP) ?

C’est contre-intuitif, mais les produits estampillés « retraite » ne sont pas toujours les plus adaptés pour préparer sa retraite. Bien souvent, c’est du pur marketing. D’ailleurs il existe de simples comptes épargne ou des assurances-vie dont le nom commercial comporte le terme « retraite » sans être vraiment intéressants à cet effet.

Ainsi, nous ne sommes pas convaincus par la pertinence du PERP pour préparer sa retraite. Durant la vie active, le PERP permet de déduire les versements de ses revenus imposables. Mais à la retraite, durant la phase liquidation, les gains du PERP sont assujettis à l’impôt sur le revenu. Et le produit n’est pas forcément plus rentable que l’assurance-vie tout en présentant plus de contraintes. Ceci dit, pour certains profils, le PERP peut tout de même s’avérer intéressant mais il faut bien choisir son PERP.

Avis de Nicolas : finalement, un patrimoine solide et diversifié pour générer des revenus passifs non imposés + une bonne santé bien couverte = une retraite bien préparée ! Ainsi, se mettre sur les bons rails au plus tôt permet d’envisager la vie sereinement. Concrètement pour « amorcer la pompe », dès 100 € vous pouvez prendre date sur une bonne assurance-vie et un bon PEA. Ensuite, vous pourrez définir votre allocation patrimoniale et épargner selon vos objectifs personnels.

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