Comment investir en Bourse ? Guide complet 2019 pour réussir !

Comprendre et investir en bourse.
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Vous trouverez ici les meilleures solutions pour investir en bourse selon votre niveau et le temps que vous voulez y consacrer. Gestion libre ou gestion pilotée ? Investissement en titres vifs ou via des fonds d’investissement ? En assurance-vie, PEA ou compte-titres ordinaire ? Choisissez un bon outil, les bons produits et respectez les 4 bonnes pratiques de l’investissement en actions. Pas besoin d’être un as de la finance pour obtenir une bonne performance, il faut surtout être discipliné.

SOMMAIRE


Comment investir en bourse ? La synthèse.

Un bon actionnaire qui réussit à long terme, c’est :

Note de Nicolas : nous n’allons pas vous apprendre à jouer en bourse mais à investir en bourse. Ici, pas de trading en options binaires, en forex,…mais de l’investissement responsable et à risque maîtrisé. Notre article est une synthèse accessible à tous, tel un guide « la bourse pour les nuls ». 

L’investissement en bourse (et l’investissement en actions en général) est souvent perçu par les Français comme trop risqué. Et pourtant, les chiffres tendent à prouver que le « couple rendement / risque » est excellent pour qui sait investir patiemment à long terme.

Performance à long terme du CAC 40 : +1200 % en 30 ans.

Soit un rendement annuel de près de 8,5 %. Il s’agit de la performance du CAC 40 depuis son lancement en 1987 en comptant les dividendes réinvestis. Pour rappel, le CAC est l’indice qui regroupe les 40 plus grandes sociétés françaises.

C’est aussi la performance que vous auriez obtenue si vous aviez simplement acheté un tracker (fonds qui réplique la performance d’un indice) sur le CAC 40 à son inauguration et sagement attendu. Ainsi, il n’y a pas besoin de trader activement pour obtenir de bons résultats (multiplier les opérations et généralement contre-productif) ! Investir à long terme sur le marché actions est une stratégie gagnante pour tirer vers le haut le rendement de son épargne.

Un placement de choix pour l’épargne à long terme.

En France, le système de retraite par répartition n’incite malheureusement pas à s’intéresser à l’investissement long terme. Contrairement aux anglo-saxons qui investissent beaucoup sur les marchés financiers, en raison de leur système de retraite par capitalisation. Pourtant, les Français vont devoir compléter leur retraite car le système de retraite par répartition est menacé selon les projections démographiques du COR.

Pire encore, les médias français ont tendance à accuser les actionnaires de tous les maux, les actionnaires étant souvent désignés comme responsables de plans de licenciement. Pourtant, les actionnaires sont nécessaires et utiles socialement et économiquement : ils permettent avant tout aux entreprises de lever des capitaux, d’investir et recruter.

Les français détournés des actions passent à côté d’un des meilleurs moyens de développer leur patrimoine à long terme, alors que tout le monde peut devenir actionnaire à partir de 100 €. En effet, « le salarié lambda » peut être à la fois salarié et actionnaire, pour également récolter les fruits (dividendes) de son travail.

Vous avez le choix entre plusieurs solutions pour investir en bourse, selon vos connaissances et votre niveau d’implication. En pratique, vous disposez de 3 principales enveloppes pour investir en bourse : l’assurance-vie, le compte-titres ordinaire (CTO) et le PEA (on explique en détail ces enveloppes ensuite).

Niveau débutant : vous n’avez ni les compétences ni le temps à y consacrer.

Vous voulez faire au plus simple ? Simplicité peut rimer avec efficacité. Nous vous recommandons l’Assurance-vie en gestion pilotée. Ainsi, vous ne faites aucune opération vous-même : c’est le gérant qui investit selon votre profil (défensif, équilibré, dynamique, offensif, etc.). Vous pouvez même choisir une assurance-vie investie uniquement en trackers à moindres frais, ou robo-advisor, comme Yomoni et Nalo que nous présentons dans notre comparatif des meilleures gestion pilotées.

Yomoni gestion pilotée

Niveau intermédiaire : vous avez acquis quelques connaissances et vous pouvez y consacrer 1h par semestre.

Investir en bourse via le PEA.

Le PEA (plan d’épargne en actions) est une excellente solution si vous souhaitez vous investir un peu personnellement. Généralement les gens ont tendance à faire du « stock picking » (on en reparle ensuite pour le niveau confirmé). C’est à dire qu’ils achètent des actions en direct (« titres vifs »), telles que les stars du CAC40 (Sanofi, Total, LVMH, etc.).

Mais pour bien diversifier, vous pouvez investir sur des fonds indiciels (trackers), pour investir en un seul ordre sur tout le CAC40 (indice Français) ou le S&P500 (indice Américain) par exemple. Ensuite, vous vous contentez de rebalancer votre portefeuille tous les 6 mois, conformément à la 4ème règle de l’investissement en bourse. C’est de la gestion passive : 1, 2, 3 ou 4 trackers conservés sur le long terme peuvent suffire, le temps est votre allié. Il faut seulement être discipliné sur le long terme.

Concrètement, on vous explique ici comment passer un ordre et bien choisir son PEA. Pour le grand public, Binck fait figure de favori en raison de son interface agréable, son service client efficace et ses frais très bas :

Investir en bourse via l’assurance-vie en gestion libre.

En assurance-vie, vous pouvez également investir en bourse en gestion libre, de façon autonome. D’abord, il faut choisir une bonne assurance-vie. Puis en gestion libre vous investissez sur une sélection d’unités de compte, c’est à dire des fonds d’investissement (comment choisir ses unités de compte ?). Il s’agit d’une gestion mi-active mi-passive. En effet, vous choisissez vos unités de compte (UC), mais ce sont les gérants de vos UC qui géreront activement. En pratique, une allocation de 3-4 unités de compte diversifiées (dont les fameux trackers) peut suffire, et vous pouvez mixer avec un fonds euro pour sécuriser une partie du capital investi.

Parmi les meilleures assurances-vie, Linxea Avenir est un must-have : sans frais sur versement, de bons fonds euros et un beau choix d’unités de compte.

Niveau confirmé : la bourse est devenue une passion, vous avez les compétences et le temps à y consacrer.

En PEA et en compte-titres ordinaire (CTO) : vous sélectionnez directement les actions des entreprises que vous souhaitez posséder. C’est à dire que vous n’investissez pas via des fonds, ni des trackers, ni une gestion pilotée, mais vous achetez des actions en direct (« titres vifs »). C’est ce qu’on appelle le « stock-picking« . C’est amusant, mais c’est généralement la solution la plus chronophage et la moins efficace.

De plus, même une société réputée solide peut voir son cours chuter, pour plusieurs raisons : contre-performance, rupture technologique, fraude comptable, etc. Par exemple, l’affaire Carlos Ghosn au Japon en novembre 2018 : le cours de Renault a chuté de 10 % en deux jours. Généralement, les gens qui disent « n’investis pas en bourse, c’est trop risqué » ont seulement en tête l’image du « stock-picking » et la faible diversification. C’est plus de la spéculation que de l’investissement et ce n’est pas ce que nous recommandons.

Avis de Nicolas : cette dernière démarche est réservée aux investisseurs avertis. C’est de la gestion active. Il faut choisir au moins 20 titres de secteurs différents et rester en veille sur leur actualité. Vous ne supportez pas les frais de gestion des fonds et trackers, mais tout repose sur vous. Vous pouvez battre les trackers de référence, mais il faut être humble : la « surperformance » n’est pas la norme. Nombreux sont ceux qui sont battus par des assurances-vie en gestion pilotée et encore plus par une simple allocation de 1, 2 ou 3 trackers sur PEA.

Chaque enveloppe à ses avantages et ses inconvénients. Le tableau ci-dessous présente les spécificités de chaque enveloppe.

Compte-titres (CTO) PEA PEA-PME Assurance-vie (AV)
Produits logeables Tous Limité aux actions Européennes
(et trackers de toutes les régions du monde)
PME européennes Toutes les UC disponibles dans votre AV
Plafond en € Illimité Illimité (mais versements limités à 150 000 €) Illimité (mais versements limités à 75 000 €) Illimité
Possibilité d'ouvrir plusieurs contrats ?
(Transférable)
Limité à 1 par personne
(Transférable)
Limité à 1 par personne
(Transférable)

(Non transférable)
Avantage fiscal
Durée minimale pour bénéficier d'avantages fiscaux - A partir de 5 ans A partir de 5 ans A partir de 8 ans
Informations supplémentaires En savoir plus sur le CTO En savoir plus sur le PEA En savoir plus sur le PEA PME En savoir plus sur l'assurance-vie
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En gestion pilotée = YOMONI : découvrez Yomoni. Jusqu'à 200 € de prime !

Le compte-titres ordinaire est le passeport pour le monde.

Le compte-titres ordinaire (CTO) permet de loger toutes les actions d’entreprise cotées (LVMH, Sanofi, Facebook, Amazon, etc.) , mais aussi des obligations détenues en direct ou encore des produits financiers comme les trackers ou fonds d’investissement. Le nombre de CTO par personne n’est pas limité, ni les apports au compte. Visitez donc notre page dédiée au CTO pour plus d’informations et choisir le meilleur compte-titres.

BINCK DEGIRO BOURSE DIRECT FORTUNEO BOURSORAMA
Dépôt minimum à l'ouverture 1 € 0,01 € 1 € NC NC
Frais d'inactivité Gratuit Gratuit Gratuit Gratuit Gratuit
Droits de garde Gratuit Gratuit Gratuit Gratuit Gratuit
Bourses de Paris, Bruxelles et Amsterdam (Euronext) Idem PEA 0,04 % Idem PEA Idem PEA Idem PEA
Autres Bourses d'Europe (Londres, Francfort...) : frais par ordre 15 € + 0,15 % 4 € + 0,04 % 0,15 %
(minimum 15 €)
0,20 % (minimum 20 €)
+ 30 €
0,45 %
(minimum 32,90 €)
Bourses Américaines : frais par ordre 5 € + 0,10% 0,50 € + 0,004 $ par action 8,50 € jusque 10 000 € (0,09% au delà) 9,50 € jusque 10 000 € (0,12% au delà) 0,12 %
(minimum 23,90 €)
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Le plan d’épargne en actions permet d’optimiser la force des intérêts composés.

Le plan d’épargne action (PEA) est un produit réservé aux résidents Français et limité à un PEA par personne. Les apports au compte sont limités à 150 000 €. On parle bien des apports, c’est à dire que la valeur de vos actifs détenus sur le PEA n’est pas limitée et peut donc largement dépasser les 150 000 € si vous réalisez d’importantes plus-values. Lisez donc notre page dédiée au PEA pour plus d’informations et choisir le meilleur PEA.

Notez qu’il existe également un PEA-PME. Le plafond des versements est limité à 75 000 €. Il est destiné à investir dans des PME comme son nom l’indique.

L’assurance-vie aussi !

Vous pouvez détenir des fonds actions dans les unités de compte (UC) de votre assurance-vie. Pour complètement déléguer à un gestionnaire selon votre profil (défensif, équilibré, offensif, etc.), choisissez parmi les meilleures assurances-vie en gestion pilotée.

Optimisez l’utilisation de vos enveloppes.

Afin d’optimiser les frais sur le long terme, nous vous recommandons d’investir vos produits ainsi :

  • En PEA pour tout ce qui est éligible : les actions françaises et européennes en direct + les trackers mondiaux éligibles + les fonds figurant en sélection 0% de votre PEA.
  • En Assurance-vie : les fonds non 0 % de votre PEA et les fonds non éligibles au PEA.
  • En compte-titres (CTO) pour ce qui n’est pas éligible PEA ni disponible en assurance-vie : les actions US, les certificats, les SIIC, etc.

Conseil de Nicolas : l’assurance-vie et le PEA sont les 2 plus belles niches fiscales Françaises. Indispensables pour investir à long terme. Prenez date, 100 € suffisent pour ouvrir les bons produits.

  • En banque traditionnelle, vous devez payer généralement des « droits de garde » annuels ainsi que les frais de transaction élevés (frais par ordre d’achat ou vente, quand l’ordre est exécuté). Sans compter les frais sur versement en assurance-vie, défaut rédhibitoire selon nous.
  • En banque en ligne, vous ne payez que des frais de transaction et ils sont raisonnables. Aucun frais si vous ne passez pas d’ordre, ce qui est très économique pour un investisseur long terme.
  • Les courtiers spécialisés en bourse tels que Binck offrent les meilleurs tarifs pour investir en bourse. De même que les courtiers spécialisés en assurances-vie sans frais sur versement.

Vous pouvez comparer les coûts par ordre (frais de transaction, alias frais de courtage) dans les pages suivantes dédiées au PEA et au CTO.

Voici selon nous les bonnes pratiques à suivre lorsque l’on investit en bourse en « bon père de famille ».

1/ Définissez un budget risque et respectez-le.

Définissez le niveau d’exposition de votre patrimoine. De 5 % à 30 % de votre patrimoine en actions, ou davantage si vous n’avez pas pas peur de la volatilité. Il ne faut pas que la volatilité vous empêche de dormir. Les placements en bourse doivent être pensés comme des investissements à long terme. D’ailleurs, vous n’aurez pas besoin de regarder les cours tous les jours, un coup d’oeil tous les 6 mois peut suffire. Si vous investissez en immobilier, est-ce que vous regardez l’évolution des prix tous les jours ? L’immobilier et les actions sont des investissements long terme.

Ce que les professionnels appellent : la MESURE.

2/ Diversifiez.

Diversifiez sur au moins 20 titres (20 sociétés différentes). Ou encore mieux, sur une simple allocation de 1 à 4 trackers, ou une bonne assurance-vie en gestion pilotée. Ceux qui ont perdu n’ont pas été raisonnables : vous avez sans doute autour de vous des gens qui ont tout misé sur une seule entreprise (Eurotunnel ?) et en tirent comme conclusion que la Bourse est trop risquée. En diversifiant, votre portefeuille sera moins volatil et vous limiterez les risques. En clair, vous ne « misez » ou ne « jouez » pas en bourse (nous ne sommes pas au casino !), mais vous investissez.

Ce que les professionnels appellent : la RAISON.

3/ Appliquez la méthode DCA.

Il faut être humble et reconnaitre qu’il est très difficile voire impossible de prédire le marché, d’anticiper ses mouvements de hausse ou baisse. Pour s’affranchir de cette incertitude et quitte à ne pas profiter pleinement d’une belle hausse des marchés, la méthode du Dollar Cost Averaging (DCA) consiste à lisser son entrée sur les marchés actions sur une échelle de temps étendue (au moins 6-12 mois pour atteindre votre budget risque défini au point 1). Et ensuite, on continue d’investir régulièrement si possible (fréquence mensuelle ou trimestrielle).

Ce que les professionnels appellent : l’HUMILITÉ.

4/ Ne cédez pas à l’euphorie ni à la panique.

Gardez votre sang froid, vous avez un horizon de placement de plusieurs années. Les marchés ont des sautes d’humeur, so what ? Il y aura régulièrement des « respirations de marché » de 5 % (plusieurs fois par an) et des corrections de plus de 10 % (tous les ans ou presque, même en marché haussier). En pratique, le marché (par exemple le CAC40 ou l’indice World) peut très bien progresser de +20 % une année en étant passé par des mois à -5 % voire un trimestre à -10%. Ainsi, vous pouvez vous contenter de rééquilibrer votre allocation mécaniquement pour revenir sur votre cible définie au point 1 : cela revient à renforcer quand les marchés sont bas et à alléger quand les marchés sont hauts.

Ce que les professionnels appellent : le MENTAL et la DISCIPLINE.

Une illustration de ce qu’il ne faut surtout pas faire en bourse :

Psychologie de l'investisseur

Ces bonnes pratiques de l’investissement en bourse sont aussi très bien expliquées dans une interview de notre ami LKM, ancien gestionnaire de fortune et investisseur.

Finalement, investir en bourse nécessite peu de connaissances, une fois que l’on maîtrise les bases développées ici. Et contrairement à la croyance populaire, la bourse est plus abordable et moins risquée que l’immobilier locatif, pour un rendement globalement supérieur dans le temps.

Les avantages de la bourse.

Plus abordable.

Vous pouvez devenir actionnaire avec 100 € seulement. Le prix unitaire des actions cotées n’est généralement que de quelques euros.

Moins risquée.

La diversification est bien plus facile. Préférez-vous avoir 100 000 € investis sur un panier de dizaines de sociétés internationales ? Ou sur un seul appartement avec un locataire qui concentre une bonne partie de votre patrimoine et fait la pluie et le beau temps ? Locataire qui peut dégrader votre bien immobilier, ne plus payer le loyer durant plus de 2 ans (la procédure d’expulsion d’un locataire indélicat en France dure plus de 2 ans). Alors que si l’une de vos 40 sociétés a de mauvais résultats, cela sera quasiment indolore pour votre portefeuille boursier.

Moins chronophage.

Pas de visites à faire, pas de factures à régler, pas d’assemblées générales (ceci dit il y a aussi des AG d’actionnaires, mais moins indispensables que les AG de copropriété), pas d’entretien, pas de déclaration fiscale compliquée. Vos sociétés ne vont pas se déprécier ou s’effondrer si vous ne faites pas de travaux dans votre PEA. Il s’agit d’un véritable investissement passif, inutile d’y passer du temps.

Moins complexe.

Si on se contente d’investir en trackers sur PEA ou d’une assurance-vie en gestion pilotée, il n’est pas besoin d’être Warren Buffett ou un pro du stock-picking. Alors que l’immobilier nécessite plus de compétences en gestion, droit et fiscalité. Par exemple, vous aurez intérêt à faire du déficit foncier ou à opter pour le statut LMNP pour obtenir un bon rendement net, sans compter éventuellement la création d’une SCI.

Plus rentable.

Pas de frais de notaire de 8% à l’achat, pas de factures annuelles et de bons rendements historiques (+7,5% par an en moyenne annuelle lissée pour le marché actions).

C’est du concret !

Vous nous direz : « l’immobilier c’est du concret ». Certes, mais les actions aussi. En PEA et en CTO, vous êtes propriétaire de vos actions, de parts de société. Sanofi, Peugeot, LVMH, Apple…ces entreprises vendent des biens tangibles et les salariés ne sont pas virtuels. En détenant des actions, vous devenez propriétaire d’une partie des usines Peugeot ou des brevets Sanofi.

Parallèle Bourse / immobilier locatif

Admettons que vous souhaitez investir dans la société Total. Vous achetez 100 actions Total à 45 € et vous en devenez propriétaire. En 2018, Total a distribué un dividende de 2,56 € par action. Donc vous avez touché en 2018 la somme de 256 € de dividendes pour 4 500 € d’actions Total. Soit un rendement de 4,71 % net après les 17,20 % de prélèvements sociaux du PEA (prélevés si vous sortez l’argent du PEA). Vous êtes propriétaire d’actions de la société Total (votre appartement) qui distribue un dividende (le loyer). Vous connaissez le rendement mais l’évolution du cours de l’action (de l’immobilier) est inconnue.

Vous êtes investisseur long terme, confiant sur l’évolution du cours et vous pensez que la société Total ne va pas disparaitre (votre appartement ne va pas s’effondrer). Vous avez confiance sur la solidité de la société (le bâti de votre appartement), sur le dynamisme du secteur pétrolier (votre ville), sur la qualité du management de Total (la copropriété), sur l’évolution de la fiscalité du PEA (pour votre appartement il s’agira de l’évolution de la taxe foncière et de la taxation des revenus fonciers).

Votre patrimoine est diversifié : vos actions Total ne pèsent que 10 % de votre portefeuille PEA (vous possédez 10 appartements). La valorisation de votre portefeuille Boursier ne va pas décliner si vous ne l’entretenez pas (alors que vous devrez entretenir et faire régulièrement des travaux sur vos appartements sous peine de dévalorisation).

Avis de Nicolas : nous ne sommes pas là pour casser l’investissement locatif, qui garde d’ailleurs l’avantage du levier du crédit. Nous sommes là pour démystifier l’investissement en actions. Les actions méritent une place dans un patrimoine bien équilibré, elles font partie des grandes classes d’actif. Attention, comme en immobilier, il ne faut pas acheter les yeux fermés et l’investissement long terme est de mise. Pour aller plus loin, nous vous invitons à lire notre article sur les meilleurs livres pour investir en bourse et gardez toujours en tête les bonnes pratiques de l’investissement en bourse.

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