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Panneaux solaires : un investissement rentable ? Avis et simulation

Oscillant entre mythe et réalité, la question de la rentabilité des panneaux solaires est LA question qui taraude tous ceux qui envisagent d’investir dans les panneaux solaires. Pour estimer la rentabilité d’un panneau solaire, plusieurs variables sont à prendre en compte : le type d’installation, l’orientation de la toiture, ou encore les potentielles aides de l’État.

Deux éléments notables jouent en faveur des panneaux solaires et ont tendance à impacter positivement la rentabilité : la démocratisation des installations (baisse du prix des panneaux en raison des avancées techniques et technologiques) et la hausse des tarifs de l’électricité.

Nous expliquons tout dans notre dossier : d’abord ce qu’est le photovoltaïque, le choix entre autoconsommation ou revente, pourquoi investir, quelles sont les conditions. Puis tous les tenants et les aboutissants de la rentabilité des panneaux solaires (rendement solaire, aides de l’État, financement, etc.) Avec en bouquet final, notre avis sur le professionnel Néosoleil (conseil et pose de panneaux photovoltaïques) et une simulation d’investissement en panneaux solaires avec calcul de rentabilité.

Note de Nicolas : nous ne sommes pas des experts du solaire ou des énergies renouvelables. Le sujet est technique et pointu, nous avons vulgarisé sous l’angle financier et nous avons essayé d’être pertinents et complets mais l’article comporte probablement quelques approximations.

SOMMAIRE

Un enjeu écologique

Au-delà de l’enjeu économique, produire une énergie plus verte répond aussi à un enjeu écologique. Avec une prise de conscience que les humains et la « planète bleue » doivent se tourner vers une énergie renouvelable, inépuisable, non polluante, sans rejets de CO2. La transition énergétique est un besoin vital.

En pratique, l’énergie photovoltaïque est accessible aux particuliers grâce aux panneaux solaires et chacun peut contribuer à la transition énergétique et apporter sa pierre à l’édifice. Il s’agit d’un véritable investissement socialement responsable (ISR).

L’investissement en panneaux solaire répond aussi à une tendance de fond : le besoin de gagner en autonomie, de produire localement (comme avoir son propre potager). Ainsi, on peut devenir auto-suffisant en électricité et même revendre son surplus d’électricité.

Comme la définition officielle du développement durable (issue du rapport Brundtland de 1987) l’affirme : « le développement durable est un mode de développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs »….

L’installation de panneaux solaires en autoconsommation répond parfaitement à cette définition  : j’assure moi-même la réponse à mes besoins en utilisant une énergie renouvelable donc abondante, un comportement éco et socio-responsable qui ne spolie pas les besoins des générations futures.

Quelques chiffres clés

Le solaire en France, c’est :

  • 455 107 panneaux solaires sur le territoire en 2020.
  • 2,4 % de la production totale d’énergie.
  • 81 % des Français ont confiance et soutiennent le développement du solaire.
  • 10 Gigawatts de puissance totale.
  • 80 % de baisse du tarif des panneaux solaires depuis 10 ans.
  • +64% de panneaux solaires installés chez des particuliers depuis 2014.

L’investissement en panneaux solaires : autoconsommation ou revente ?

L’investissement en panneaux solaires doit tenir compte des frais d’achat du matériel et de toutes les dépenses associées : la pose, la réparation et plus généralement les achats de produits et services annexes. En l’occurrence, l’offre solaire d’un professionnel inclut souvent tous les aspects matériels comme immatériels du projet.

Investir dans les panneaux solaires, c’est faire le choix d’un projet qui portera ses fruits sur le long terme. On peut être attiré par l’économie réalisée ou par la rentabilité à la revente. Donc le résultat financier d’un tel investissement s’apprécie soit :

  • sous la forme d’une économie réalisée sur la facture d’électricité, combinable avec la revente au réseau national du surplus d’énergie produite. Dans ce cas, on choisit de devenir producteur pour autoconsommer.
  • sous la forme d’un bénéfice commercial issu de la revente totale de l’énergie produite par les installations solaires. Dans ce cas, on choisit de devenir producteur pour dégager des bénéfices.
panneauxx solaires
Reportage TF1 diffusé le 25/05/2021 : agriculteur qui dégage 3 000 € de revenus par an (en soustrayant les mensualités de son crédit) et qui obtiendra 15 000 € de revenus dans 15 ans à la fin du crédit

Autoconsommation avec revente du surplus, ou revente totale ?

EDF Obligation d’achat (voir le site) peut opérer deux types de contrat avec le producteur solaire : contrat de revente du surplus et contrat de revente totale.

L’autoconsommation avec revente du surplus apparaît généralement comme la plus rentable compte tenu de l’augmentation à venir des prix de l’électricité (+3 % par an). De plus, l’économie à réaliser sur la facture (tarif EDF de 0,163 € par kWh) est plus intéressante que l’argent à gagner avec la revente du surplus (revente à 0,10 € le kWh).

La revente totale, elle, se présente comme de moins en moins pertinente, au vu de l’inflexion déclinante au fil des trimestres des tarifs d’achat au kWh de l’énergie en revente totale. Elle reste néanmoins très pertinente dans certains cas de figure. Par exemple, si on envisage d’installer des panneaux sur notre résidence secondaire dotée d’une grande toiture exposée Sud. Tout est affaire de calcul de rentabilité préalable pour mesurer le potentiel de l’installation (cas pratique en fin d’article).

Pourquoi investir dans les panneaux solaires ?

Le solaire est une énergie d’avenir : abondante et inépuisable, elle représente une puissance incommensurable à portée de main. À notre disposition directe et compatible avec notre cycle de vie, c’est un investissement sensé. 

Un rendement relativement stable tout au long de l’année

L’investissement solaire est un investissement qui résiste à toutes les conditions météorologiques. Peu importe la météo, les panneaux solaires continuent de fonctionner.

Pour ce qui est du clivage été/hiver, il est moins significatif que ce que l’on croit. Certes, le rendement diminue en hiver, mais les panneaux fonctionnent quand même avec une productivité satisfaisante.

Les économies sur la facture d’électricité

Les économies sur la facture composent l’essence d’un projet solaire. En effet, celles-ci peuvent être très importantes et vont en grandissant face à l’augmentation des prix de l’électricité.

Une plus-value sur la valeur de la maison

Le retour sur investissement se fait grâce à l’autoconsommation et/ou la revente d’électricité. Mais la rentabilité totale s’apprécie aussi en tenant compte de la hausse de valeur de la maison équipée de panneaux solaires. Pour une maison de 200 k€, cela pourrait représenter une plus-value de 30 k€.

Investissement peu susceptible de générer des frais imprévus

Les frais à venir sont parfaitement quantifiables, comme le changement de l’onduleur ou le paiement de la TURPE (Tarif d’Utilisation des Réseaux Publics d’Électricité). Et les dépenses pour d’éventuelles réparations sont aux frais du fournisseur/installateur dans le cadre de la période de garantie. 

La maintenance ne représente pas de frais supplémentaires : il y en a peu et on peut s’en charger soi-même.

La fin de vie des panneaux est encadrée à titre gratuit par des organismes de recyclage comme le célèbre PV Cycle. En effet, PV Cycle c’est la rencontre de fabricants de panneaux européens autour d’un unique objectif : la collecte et le recyclage des panneaux solaires. Ainsi, des points de collecte sont à la disposition de tous les producteurs solaires pour le dépôt de leur panneaux solaires obsolètes, sans frais de démantèlement.

Les innovations, déjà en cours, annoncent une rentabilité démultipliée

Les innovations dans le domaine du solaire vont bon train. Perçu par beaucoup comme l’énergie renouvelable de demain, le secteur jouit d’une R&D (recherche et développement) active et efficiente.

Du panneau solaire adhésif aux nanotechnologies, tous les moyens sont bons pour parfaire la rentabilité et la performance des panneaux. Venues résoudre l’embarras du stockage de l’énergie (pour éviter le gâchis), les batteries solaires font partie de ces technologies qui ont révolutionné la science du solaire.

Des inconvénients à l’investissement dans les panneaux solaires ?

Un investissement solaire est onéreux. La pose, notamment, effectuée par du personnel qualifié, représente un coût non négligeable. Ainsi, le ticket d’entrée est au moins de 8 000 €. Ceci dit, on bénéficie d’aides financières substantielles à l’installation (on développe plus loin).

Par ailleurs, les détracteurs du solaire avancent que c’est une énergie faussement verte…vrai ou faux ? Car, même si son fonctionnement est non polluant, elle pollue indirectement l’atmosphère via son processus de fabrication et son transport. Cependant, la pollution liée à cette source d’énergie est faible comparée aux autres. De plus, la pollution évitée par l’autoconsommation au solaire surpasse la pollution effectivement rejetée lors de la fabrication de l’équipement. C’est l’idée que veut transmettre l’indicateur du Temps de Retour énergétique (explications plus loin). Et pour ce qui est de la recyclabilité, elle atteint désormais presque 100 %.

Les conditions de l’investissement en panneaux solaires

Comme tout investissement, certaines conditions doivent être réunies pour qu’il soit le plus favorable possible à l’investisseur.

Être propriétaire

Il faut détenir un titre de propriété pour poser des panneaux solaires à son domicile. Si vous êtes locataire, vous pouvez toujours envisager la pose de panneaux solaires…à condition d’obtenir l’accord explicite du propriétaire et que le projet soit dans l’intérêt propre de son bien.

L’orientation de la toiture

L’orientation optimale de votre toiture pour la pose de panneaux solaires est le Sud. En effet, une orientation vers le Sud bénéficie d’un plus grand ensoleillement.

Cependant ce n’est pas un critère indispensable. On peut très bien bénéficier d’un bon rendement avec d’autres types d’orientations telles que Sud-Ouest, plein Ouest, Sud-Est ou Est. Les orientations Est et Ouest éprouvent une baisse de rendement de seulement 10 % par rapport à une orientation Sud.

Toutefois, il est déconseillé d’installer des panneaux solaires sur une toiture exposée Nord, pour cause de rentabilité estimée beaucoup trop moindre.

Face à une toiture mal exposée, on peut toujours envisager d’installer des panneaux au sol et ainsi choisir leur orientation.

L’inclinaison des panneaux solaires

L’inclinaison optimale se situe entre 30 et 35 degrés. Et pour les toits plus obtus ou aigus, ou bien plats ? On peut toujours rattraper l’inclinaison par un système de fixation qui donnera une inclinaison nouvelle aux panneaux solaires.

L’ombrage

Les zones d’ombrage peuvent impacter la production photovoltaïque. Ainsi, il faut repérer au préalable les potentielles sources d’ombrage pour optimiser l’installation. De grands arbres avec un feuillage dense pourraient s’avérer gênants.

Et la situation géographique ?

Parmi les conditions, certains auront remarqué que l’on ne parle pas de l’emplacement géographique.

L’argument selon lequel l’irradiation solaire serait moins bonne dans le Nord que dans le Sud, incarne dans les esprits un des obstacles majeurs à un potentiel projet solaire. Cependant, cette irradiation plus basse n’est pas pour autant un facteur rédhibitoire.

Il suffit pour s’en rendre compte, d’observer la vélocité et l’ampleur de la transition énergétique de notre voisin allemand. En effet, celui-ci est largement plus avancé que nous au plan photovoltaïque. Pourtant, son territoire bénéficie d’un moindre ensoleillement. Une preuve pour notre pays, que le solaire restera rentable peu importe où se situe l’installation, même dans les endroits les moins ensoleillés de France.

Energie solaire en Europee

Note de Nicolas : un bon professionnel cherchera à connaître de multiples données pour établir votre profil client et bien dimensionner l’installation. Notamment le nombre d’habitants de votre foyer, votre consommation annuelle électrique en kWh, le mode de chauffage, le mode de production d’eau chaude, l’ensoleillement de la maison, etc.

Quels paramètres pour rentabiliser l’investissement en panneaux solaires ?

Il faut tenir compte de 8 paramètres pour optimiser la rentabilité de l’investissement en panneaux solaires.

1. Le coût de l’installation

Un coût complexe à estimer car il peut varier en fonction du périmètre des offres. En effet, l’offre d’un professionnel peut inclure les démarches administratives, la main d’œuvre et l’entièreté du matériel (onduleur, structure de fixation).

Au fondement de la rentabilité, c’est un coût qu’il faut minimiser tout en maximisant l’aspect qualitatif et performant du produit.

2. Le potentiel de production (rendement solaire)

Le potentiel de production tient compte de l’orientation, de l’inclinaison et du rendement. Et notamment du rendement des capteurs solaires en fonction de la technologie employée, que ce soit des panneaux poly ou monocristallins.

À savoir qu’en France, le taux de production se situe entre 800 et 1500 kWh par an et par kWc.

Pour produire 1 kWc (KiloWatt-crête) il faut 8 m² de panneaux solaires. Donc environ 80 m² de panneaux solaires pour couvrir les besoins annuels d’une famille qui consomme 10 000 KWh par an. Au tarif EDF de 0,17 € le kWh, cela présente une économie de 1 700 € par an.

C’est un paramètre essentiel que l’on développe plus loin.

3. La durée de vie du matériel

La longévité insoupçonnée des panneaux solaires est un autre indice de la rentabilité de cet investissement. En effet, on peut aspirer à faire fonctionner ses panneaux solaires au-delà de 30 voire 40 ans.

C’est un critère essentiel pour cet investissement qui s’apprécie sur le long terme. De quoi dissiper les doutes vis-à-vis d’une période de retour sur investissement relativement longue.

Cela s’explique par le fait que les panneaux ne dépensent aucune énergie cinétique pour fonctionner, contrairement aux éoliennes et à leurs mouvements d’hélices. Inertes, les panneaux solaires ne s’usent pas, d’autant qu’ils sont constitués de verre et d’acier inoxydable, réputés pour leur longévité et leur résistance.

Seule ombre au tableau, il est à prévoir une légère chute de productivité d’environ 8 % en moyenne au bout de 20 ans. Et les batteries en particulier, ont une durée de vie plus réduite puisque leur fonctionnement est garanti pendant environ 10 ans.

4. Le prix de l’énergie

Le prix de l’électricité est voué à augmenter. Ce n’est pas une hypothèse, c’est une certitude. En effet, il est avéré que l’électricité en France coûte 50 % moins cher que dans le reste de l’Europe. Un manque à gagner que la Cour des Comptes suggère de récupérer via une augmentation annuelle moyenne de 3% de l’électricité.

Et encore, c’est une estimation basse. Cette augmentation pourrait tout aussi bien être de 5 %, dans le but de financer l’entretien des centrales nucléaires vieillissantes, dont le coût est estimé à plus de 100 milliards d’euros. Des coûts publics additionnels qui ont une incidence directe sur la facture des consommateurs.

L’autoconsommation se présente alors comme une réponse pour anticiper ce préjudice.

5. Les aides de l’État

L’État encourage la transition énergétique nationale. Ainsi, dans la lignée de la loi de 2015 sur la transition écologique, l’État a mis à la disposition de quiconque désireux d’investir dans le solaire, des aides financières dégressives. Ces aides sont accessibles aux professionnels comme aux particuliers.

Précision : pour bénéficier d’une prime, il faut faire installer ses panneaux solaires par une entreprise certifiée RGE.

C’est un paramètre important que l’on développe plus loin.

6. Le coût de l’entretien

Les panneaux solaires nécessitent très peu d’entretien. Mis à part la partie électrique qui requiert une maintenance environ tous les 3 ans. Très simple à réaliser, on peut le faire soi-même.

De plus, les panneaux solaires n’ont pas besoin d’être nettoyés, sauf dans certains cas extrêmes comme lorsqu’ils sont recouverts d’une épaisse couche de neige.

7. Le taux d’autoconsommation

L’intérêt de cet investissement réside surtout dans les économies réalisées sur la facture (facture vouée à s’alourdir dans les années à venir comme on l’a vu).

Économies d’énergie et taux d’autoconsommation sont positivement corrélés. Ainsi pour maximiser son potentiel d’autoconsommation, il s’agit également d’adopter des systèmes d’optimisation de nos appareils électroménagers mais aussi de repenser, si nécessaire, notre mode de consommation.

8. Le coût de financement

Il dépend du taux d’intérêt du crédit obtenu pour financer l’installation des panneaux solaires. Selon les solutions de financement plébiscitées.

On peut relier ce paramètre du coût de financement au 1er paramètre (le prix de l’installation) pour définir le coût global de l’investissement.

C’est un paramètre important que l’on développe plus loin.

Le rendement solaire

Comme on vient de le voir (2ème paramètre évoqué précédemment), le niveau de rendement d’un panneau solaire est une donnée à prendre en compte dans un calcul de rentabilité. En effet, celui-ci permet de prédire la quantité d’énergie à produire et donc les bénéfices tant énergétiques qu’économiques à réaliser. Le rendement moyen d’un panneau solaire est compris entre 7 % et 21 %.

Rendement panneau solaire = puissance électrique générée / puissance solaire captée.

Comment définir le rendement d’un panneau solaire ? Le rendement d’un panneau est le rapport entre l’énergie effectivement produite et le rayonnement capté. En effet, les technologies actuelles ne sont pas en mesure de capter et de canaliser toute la puissance solaire. De l’étape de la captation, à celle de la conversion puis à celle de la consommation, des pertes d’énergie sont enregistrées, c’est inévitable.

Quels sont les facteurs qui influent sur le niveau de rendement solaire ?

Plusieurs facteurs impactent le rendement solaire :

  • le type de panneaux : monocristallins , polycristallins ou amorphes. En effet, les monocristallins sont réputés comme plus efficaces au niveau du rendement. A contrario, les panneaux solaires amorphes offrent le plus faible rendement sur le marché. Concrètement, on parle d’un rendement de 16 à 21 % pour le monocristallin et de 14 à 15 % pour le polycristallin. (Ministère de la transition écologique).
  • l’orientation : le rendement croît avec le niveau d’exposition solaire. C’est avec une orientation vers le Sud que les panneaux captent le plus de soleil à l’année.
  • le niveau d’ensoleillement : contrairement à ce que l’on croit, les panneaux peuvent bénéficier d’un bon rendement partout sur le territoire français.
  • l’inclinaison : l’inclinaison optimale se situe entre 30 et 35°. 
  • la température : un panneau solaire subissant une température supérieure à 25° peut voir son rendement chuter jusqu’à 0,5 %.
  • la taille et la puissance des panneaux. Ainsi que le rendement des composants du panneau (câbles, onduleur, etc.)
  • les ombrages potentiels : il peut s’agir d’un arbre ou d’un poteau avoisinant. Il faut effectuer un repérage des lieux au préalable pour prévoir les potentiels ombrages susceptibles d’affecter l’installation. Les ombrages partiels ne constituent pas un grand risque.

Les aides financières de l’investissement en panneaux solaires

C’est le 5ème paramètre vu précédemment qui contribue à la rentabilité de l’investissement. L’État encourage largement l’investissement en panneaux solaires et les aides se cumulent.

L’obligation d’achat de la part d’EDF

Lorsque que vous êtes producteur d’énergie solaire, que vous ayez choisi un mode d’autoconsommation avec revente du surplus ou de revente totale, vous pouvez bénéficier de l’offre EDF Obligation d’Achat.

Cette politique vous octroie la possibilité de revendre l’énergie accumulée à des tarifs fixés par la loi et arrêtés pour 20 ans au moment de la date de mise en service de vos installations solaires. L’énergie électrique revendue sera alors réinjectée sur le réseau public.

La prime à l’autoconsommation

Comme son nom l’indique, cette prime vient récompenser les autoconsommateurs. Ainsi, sont éligibles tous les producteurs d’électricité verte qui subviennent eux-mêmes à leurs besoins énergétiques.

Cette prime est versée sur 5 ans (exemple plus loin). Et cette prime à l’investissement est dégressive selon la puissance de l’équipement. Voici le montant des primes en vigueur (susceptibles d’évoluer chaque trimestre) :

  • puissance inférieure ou égale à 3 kWc : 380 € de prime / kWc ;
  • puissance comprise entre 3 et 9 kWc : 280 € / kWc ;
  • entre 9 et 36 kWc : 160 € / kWc ;
  • entre 36 et 100 kWc : 80 € / kWc.

Rappel : pour produire 1 kWc (KiloWatt-crête), soit environ 1000 kWh par an, il faut 8 m² de panneaux solaires.

Les aides financières des collectivités locales

On peut cumuler aides financières étatiques et locales. Pour cela, il faut se renseigner auprès d’instances locales comme le conseil régional, le conseil général et la mairie de votre commune.

La TVA à taux réduit

Un avantage fiscal non négligeable : les installations solaires raccordées au réseau national dont la puissance n’excède pas 3 kWc peuvent jouir d’un taux réduit à 10 %.

La fiscalité en cas de revente d’électricité

En cas d’autoconsommation, évidemment pas d’impôt sur le revenu car pas de revenus dégagés (« seulement » une économie). Mais en cas de revente de l’électricité produite par ses panneaux solaires, quelle fiscalité ?

L’activité de revente d’électricité d’origine solaire peut être exonérée de l’impôt sur le revenu sous 3 conditions :

  • la puissance de l’installation n’excède pas les 3 kWc ;
  • le raccordement au réseau national se fait en 2 points ou plus ;
  • ce n’est pas une activité professionnelle.    

Si ces conditions ne sont pas remplies, l’activité est soumise à l’impôt sur le revenu dans la catégorie BIC (bénéfices industriels et commerciaux). En micro-BIC (chiffre d’affaires hors taxes < 176 200 €), abattement de 71 %, donc imposition sur les 29 % restants.

Le financement de l’investissement en panneaux solaires

Le financement est l’une des données les plus importantes à prendre en compte pour se lancer dans un tel projet (8ème paramètre vu précédemment). Pour financer son investissement en panneaux solaires, comme pour tout investissement, il y a deux solutions :

  • par l’apport de capitaux propres : si on dispose de suffisamment d’épargne, on peut financer tout ou partie sans emprunter. Dans ce cas, pas d’intérêts d’emprunt mais un effort de trésorerie.
  • par l’emprunt bancaire : que ce soit par nécessité (si on ne dispose pas d’épargne) ou par opportunisme (pour viser l’autofinancement avec un gain équivalent aux traites mensuelles, donc sans effort de trésorerie).

Viser l’autofinancement

L’idéal est d’emprunter à long terme pour viser l’autofinancement, comme en immobilier. Ainsi, sans effort de trésorerie, on couvre entièrement les mensualités bancaires du prêt grâce aux gains générés par l’activité des panneaux. Autrement dit, vos installations se remboursent toutes seules, sans que vous n’ayez à sortir de l’argent en plus. On peut même viser un cashflow positif (plus de revenus que de dépenses).

Note de Nicolas : attention, cette formulation est à relativiser. En effet, vous devez effectivement avancer de l’argent pour financer votre projet. Mais votre projet s’autofinance en différé. C’est-à-dire que vos mensualités sont couvertes à l’année par : les économies mensuelles réalisées sur votre facture, les aides financières (et éventuellement la revente du surplus). Ces deux dernières ressources étant touchées au terme de l’année civile, cela justifie l’emploi du terme « différé ». 

Exemple d’investissement à crédit en panneaux solaires : quelle rentabilité ?

Monsieur et madame Soleil ont souscrit à un prêt sur 12 ans à 2,5 % pour financer l’achat de leurs panneaux solaires.

Pour l’achat d’un kit d’autoconsommation d’une puissance de 3 kWc, à un prix de 7 590 €, les mensualités de leur prêt s’élèvent à 61 €.

Dans notre analyse, nous tenons compte de :

  • la prime à l’autoconsommation : (3 x 380 €) / 5 ans = 228 euros par an pendant 5 ans (aide perçue en fin d’année) ;
  • l’économie réalisée en moyenne chaque mois, estimée à 58 € pour la famille Soleil (approximation réaliste) ;
  • des gains annuels de la revente du surplus, qui s’élèvent en moyenne pour 3 kWc, à 100 € (gain perçu en fin d’année) ;
  • exonération d’impôt sur le revenu car la puissance de l’installation n’excède pas les 3 kWc.

En voici une représentation sur 12 mois :

Mois Dépenses (mensualités du prêt) Gains (économies + aides + revente) Gains nets (cashflow)
Janvier 61 € 58 € (économie sur la facture) -3 €
Février 61 € 58 € -3 €
Mars 61 € 58 € -3 €
Avril 61 € 58 € -3 €
Mai 61 € 58 € -3 €
Juin 61 € 58 € -3 €
Juillet 61 € 58 € -3 €
Août 61 € 58 € -3 €
Septembre 61 € 58 € -3 €
Octobre 61 € 58 € -3 €
Novembre 61 € 58 € -3 €
Décembre 61 € 58 € + 228 € (aide) + 100 € (revente) = 386 € 325 €
Bilan annuel 732 € 1024 € 292 €

Calcul du cashflow et du rendement

On constate que l’on est très proche de l’autofinancement tous les mois (cashflow négatif de seulement 3 € par mois).

Et en tenant compte de l’aide reçue en décembre (prime à l’autoconsommation) et de la revente du surplus, monsieur et madame Soleil vont dégager globalement un bénéfice de 292 € à l’année (cashflow positif annuel).

Rendement = 1024 € / 7 590 € = 13,49 %. Net car exonération d’impôt sur le revenu vu la puissance de l’installation (3 kWc). Sur les 5 premières années, car ensuite l’aide de 228 € par an n’est plus versée. À partir de la 6ème année, sans l’aide de l’État, rendement = 796 € / 7 590 € = 10,49 % net, ce qui reste élevé.

Les conditions propices à l’autofinancement

La solution de l’autofinancement n’est pas forcément évidente à réaliser et nécessite de réunir certaines conditions :

  • Un faible taux d’intérêt et des modalités d’emprunt favorables. En pratique, on peut souscrire à un prêt auprès de sa banque ou d’un partenaire de son installateur.
  • Une production solaire optimisée : il s’agit de consommer au maximum l’énergie issue de la production solaire. Pour cela, il est bénéfique de repenser sa manière de consommer et de favoriser le meilleur rendement solaire possible.
  • Une installation solaire à bon prix : il faut choisir une offre qui allie qualité, éthique et prix compétitif. Il s’agit de maximiser le rapport qualité/prix gonfler la rentabilité des panneaux solaires.

Comment optimiser la rentabilité ?

Il est possible de se lancer dans un mode d’autoconsommation solaire totale. Comme nous l’avons expliqué, plus le taux d’autoconsommation est élevé, plus l’investissement est intéressant. En effet, il y a davantage d’argent à économiser en consommant l’énergie solaire qu’à gagner en revendant.

Sans efforts particuliers, le producteur solaire en autoconsommation subvient à environ 50 % de ses besoins en électricité tout en revendant le reste ou en le stockant dans des batteries.

Néanmoins, accroître ce taux d’autoconsommation suggère qu’il faut adapter son mode de vie, voire se munir d’outils adaptés. Si l’on désire maximiser les économies faites, on peut optimiser les temps de consommation et/ou modifier ses habitudes de consommation.

Moduler ses habitudes est plus simple qu’il n’y paraît. Il s’agit d’abandonner certains réflexes énergivores et d’en créer d’autres. Ainsi, il suffit de minimiser la consommation pendant les heures creuses (surtout la nuit) et de concentrer sa consommation au maximum pendant les heures ensoleillées. Pour y parvenir, on peut utiliser des minuteurs sur les appareils électriques, ou un système de pilotage domotique pour gérer les appareils à distance. En ajoutant des batteries, on obtient un taux d’autoconsommation maximal.

Finalement, la règle d’or pour faire baisser au maximum le prix sur la facture d’électricité c’est la coordination entre consommation et production. C’est ce que nous verrons dans la simulation finale entre 3 scénarios.

Comment investir dans les panneaux solaires ?

Avant d’investir dans les panneaux solaires, il faut déjà trouver un bon professionnel du photovoltaïque qui conseille et prend en charge l’installation des panneaux solaires.

Dans le cadre de nos recherches pour rédiger cet article, nous avons réalisé que beaucoup de sites surfent sur le côté « aides de l’État » pour survendre cet investissement. Avec parfois des photos d’Emmanuel Macron pour donner du crédit au site ! Cela ne nous semble pas sérieux et il faut faire le tri.

Ainsi, nous avons découvert un professionnel qui nous a séduit de par sa politique de transparence et d’accompagnement. Il s’agit de Néosoleil (voir le site).

Nous allons présenter Néosoleil et les prendre en exemple pour expliquer comment se déroule un investissement dans les panneaux solaires.

Avis Neosoleil

Qui est Néosoleil ?

Néosoleil est une marque de la société SP confort ENR. Société créée en 2011 avec 100 000 € de capital social.

Leur slogan, « tout est clair de A à Z » a vocation à résumer leur ligne de conduite en tant qu’entreprise et acteur du renouvelable. Ils souhaitent redorer l’image du secteur solaire et incarner l’idéal de bienveillance qu’exigerait une telle vocation. En effet, le constat d’une prolifération « d’éco-délinquants » a poussé Néosoleil à introduire sa logique de toute transparence pour rassurer un client souvent en proie au doute.

Néosoleil compte 10 ans d’expérience dans le photovoltaïque. Au niveau réglementation et formation, les installateurs disposent du label RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) et des qualifications Qualif’elec et/ou Quali-PV. Cela permet un bon niveau de compétence et permet aux clients (futurs producteurs solaires) d’obtenir les aides de l’état.

Les démarches côté client

Tout part d’une volonté d’investir en panneaux solaires et ensuite :

  • simulation gratuite du projet sur le site Néosoleil en renseignant nos données personnelles. Avec cet outil, Néosoleil réalise une étude de rentabilité avec le calcul des économies réalisables sur notre facture et des aides de l’État dont on peut bénéficier. La simulation est gratuite et sans engagement.
  • premier contact avec Néosoleil et découverte de l’offre de kits d’autoconsommation (avec ou sans batterie) ;
  • prise d’un rendez-vous en visioconférence avec un expert solaire, pour nous informer plus en profondeur et entamer les premières démarches. Ensuite, Néosoleil prend le relai.

Note de Nicolas : étant propriétaire d’un appartement et non d’une maison, je n’ai pas poussé le test plus loin. Mais j’ai décortiqué le site et contacté le service client pour obtenir un maximum d’informations.

Les démarches côté Néosoleil

Plusieurs étapes :

  • établissement d’un devis personnalisé ;
  • dimensionnement solaire par des experts solaires : calcul du nombre idéal de panneaux, de la puissance nécessaire ;
  • rédaction du contrat ;
  • proposition de solutions de financement adaptées ;
  • Néosoleil s’occupe de toutes les démarches administratives : déclaration en mairie, demande de raccordement à EDF, demande de la prime à l’autoconsommation, contrat de revente de surplus (OA) à Enedis, frais de consuel (professionnel chargé de contrôler la conformité de l’installation) ;
  • Néosoleil prend en charge la pose des équipements photovoltaïques avec des installateurs expérimentés certifiés Quali-PV ;
  • suivi après la pose et assistance gratuite en cas de défaillance de fonctionnement ;
  • garantie long terme (entre 15 et 25 ans) pour accompagner dans les réparations éventuelles.

Quel rendement solaire ?

Néosoleil ne propose que des panneaux de technologie monocristallins. Ce sont les plus performants du marché (on l’a vu plus haut avec les différents types de panneaux). L’objectif est d’offrir au client le meilleur rendement solaire possible et donc accroître sa rentabilité.

L’offre Néosoleil comprend systématiquement l’installation de la box Comwatt. Il s’agit d’un système d’optimisation de notre consommation énergétique. Avec la box Comwatt, on peut notamment installer des prises permettant le déclenchement de nos appareils à distance au meilleur moment de la journée. Cela offre un meilleur rendement solaire et assure un taux d’autoconsommation pouvant atteindre les 70 %.

Quel prix et quel financement ?

Sur le site, nous voyons que les tarifs s’échelonnent de 7 000 € à 24 000 € selon les panneaux solaires choisis et avec ou sans batterie.

On apprécie que Néosoleil propose des prix fixes, et pas à la tête du client comme le font malheureusement certains autre sites que nous avons comparé. Donc cela permet de se rendre compte d’entrée de jeu de la rentabilité de l’offre.

Dans la lignée de sa politique d’accompagnement de A à Z, Néosoleil accompagne également ses clients dans le financement de leur projet. Grâce à son partenaire Domofinance, Néosoleil est en mesure de proposer plusieurs solutions de financement personnalisées et adaptées à tous les projets.

Néosoleil propose des installations amorties en moyenne au bout de 14 ans. Sachant que la durée de vie des panneaux solaires est de 30 ans en moyenne, cela confère au moins 16 ans de revenus ou économies nettes sans avoir à débourser d’argent supplémentaire.

Quelles garanties ?

Néosoleil propose des garanties constructeur comprises entre 15 et 25 ans en fonction de l’offre. Des garanties qui couvrent largement (et même qui surpassent) la durée d’amortissement du produit.

Cette garantie constructeur vise à protéger de tout imprévu afin de pérenniser les gains, pour que gains de l’installation soient conformes aux simulations d’avant projet.

Faire une simulation gratuite du projet sur le site Néosoleil

Simulation d’un investissement en panneaux solaires et rentabilité

Prenons un cas pratique. Avec différents scénarios : optimisation de la consommation ou non, avec batterie de stockage ou sans.

Le projet

Monsieur et Madame Dupont vivent avec leur fille dans une maison de 100 m2 en banlieue Parisienne et souhaitent investir dans le solaire. Engagés écologiquement, soucieux de réaliser des économies sur leurs factures d’électricité et attirés par l’autoconsommation, ce projet apparaît alors comme une évidence.

Dans cette logique, ils souhaitent poser des panneaux solaires sur la toiture de leur résidence principale. Essayons d’établir la rentabilité de leur projet et les tenants et aboutissants de leur investissement grâce aux données dont nous disposons :

  • Inclinaison de la toiture : 30°
  • Orientation : Sud-Est
  • Taille du pan de toiture utilisé : 56 m2
  • Nombre de panneaux solaires : 15
  • Puissance de l’installation : 4,5 kWc
  • Production solaire annuelle : 6 345 kWh
  • Prix du projet : 13 590 € TTC
  • Aides de l’État : 280 € x 4,5 kWc = 1 260 €
  • Coût de revient = 13 590 – 1 260 € = 12 330 €
  • Prix de l’électricité EDF pour une puissance de compteur à 9 kVA : 0,1630 € / kWh
  • Consommation énergétique en kWh du foyer : 10 940 kWh par an
  • Montant de la facture annuelle = 10 940 x 0,1630 € = 1 782 €
  • Prix au kWh de la revente en surplus avec l’EDF OA : 0,10 € / kWh

Scénario 1 : le foyer opte pour une autoconsommation sans batterie de stockage, sans système d’optimisation et sans changer ses habitudes de consommation

Taux d’autoconsommation auquel le foyer peut aspirer sans optimisation : 50 %. C’est-à-dire que 50 % de la production solaire sera consommée et 50 % sera revendue à EDF.

Économies à réaliser sur la facture : (6 345 kWh x 50 %) x 0,1630 € = 517 €. Donc taux de réduction de la facture d’électricité : 29 % (517 € / 1 782 €).

Gains annuels grâce à la revente du surplus à EDF : 0,10 € x (50 % x 6 345) = 317 €.

Période d’amortissement = investissement initial net / bénéfice annuel = 12 330 / (517 + 317) = 14,8 ans.

Donc temps de retour sur investissement = 14,8 années. (Pour une durée de vie moyenne des panneaux solaires de 30 ans).

Et rendement = (517 + 317) / 12 330 = 6,8 %.

Scénario 2 : le foyer opte pour une autoconsommation sans batterie de stockage, mais avec pose d’un système d’optimisation

L’estimation précédente est une estimation basse. Chez une entreprise comme Néosoleil, l’achat de panneaux solaires se couple à l’installation d’un système d’optimisation tel que la box Comwatt.

Ceci conjoint, dans certains cas, à la modification des habitudes de consommation du foyer permet d’atteindre un taux d’autoconsommation de 70 %.

Ce qui vient encore accroître la rentabilité du panneau solaire et minimise la durée du retour sur investissement. En effet, il est plus rentable d’avoir un taux d’autoconsommation plus important, car l’économie à réaliser est plus intéressante que l’argent à gagner avec la revente du surplus (économie de plus de 0,16 € par kWh versus revente à 0,10 €).

Taux d’autoconsommation auquel le foyer peut aspirer avec optimisation : 70 %.

Économies à réaliser sur la facture : (6 345 kWh x 70 %) x 0,1630 € = 724 €.

Donc taux de réduction de la facture d’électricité : 41 % (724 € / 1 782 €).

Gains annuels grâce à la revente du surplus à EDF : 0,10 € x (30 % x 6 345) = 190 €.

Période d’amortissement = investissement initial net / bénéfice annuel = 12 330 / (724+ 190) = 13,5 ans.

Donc temps de retour sur investissement = 13,5 années.

Et rendement = (724 + 190) / 12 330 = 7,4 %.

Note de Nicolas : c’est une hypothèse pessimiste, qui ne prend pas en compte la hausse des tarifs EDF, donc la hausse des économies à venir sur la facture. Pour chaque scénario il faudrait recalculer en considérant la hausse des tarifs EDF. Faisons-le pour ce scénario 2.

Prise en compte de la hausse des tarifs EDF

Les prix de l’électricité augmentent en moyenne de 3 % par an.

Donc dans 10 ans : 0,163 € le kWh x (1,03)^10 = 0,219 € / kWh.

Montant de la facture annuelle dans 10 ans = 10 940 kWh x 0,219 € = 2 396 €.

Taux d’autoconsommation auquel le foyer peut aspirer avec optimisation : 70 %.

Économies à réaliser sur la facture dans 10 ans : (6 345 kWh x 70 %) x 0,219 = 973 €.

Gains annuels grâce à la revente du surplus à EDF : 0,10 € x (30 % x 6 345) = 190 €.

Période d’amortissement tenant compte de l’augmentation annuelle de l’électricité= investissement initial net / bénéfice annuel moyen sur 10 ans = 12 330 / (190 + (973+724)/2) = 12330 / 1038 = 11,9 ans.

Donc le véritable temps de retour sur investissement : 11,9 années.

Et rendement = (973+ 190) / 12 330 = 9,4 %.

Scénario 3 : le foyer opte pour un kit d’autoconsommation avec batterie

Avec batterie, le prix est plus élevé et le capital initial à investir est de 23 090 €. Certes les Dupont investissent une somme plus conséquente, mais ils jouissent d’un meilleur taux d’autoconsommation grâce au système de stockage : 100 %.

Capital initial investi : 23 090 €.

Puissance de l’installation : 6 kWc.

Production annuelle : 8 700 kWh.

Facture d’électricité : 1782 €.

Économies à réaliser sur la facture : (8 700 kWh x 100 %) x 0,1630 € = 1 418 €. Soit un taux de réduction de la facture d’électricité de 80 %.

Économie dans 10 ans avec un tarif du kWh de 0,219 € : 1 905 €.

Temps de retour sur investissement : 23 090 / ((1418 + 1905)/2) = 13,9 ans.

Et rendement = 1 905 / 23 090 = 8,25 %.

Verdict ?

Pour la famille Dupont et leur projet solaire, tous les voyants sont au vert. Tous les indicateurs confirment que le projet est rentable du point de vue économique. Avec au pire un rendement de 6,8 % et un amortissement en 14,8 années sans optimisation, soit bien moins que la durée de vie moyenne des panneaux solaires (30 ans). Et l’optimisation pourrait faire gagner 3 années.

Notez toutefois que le changement de l’onduleur peut intervenir pendant cette période, avec un coût additionnel d’environ 1 200 €. Cependant, grâce aux garanties longues, on peut largement espérer de ne pas avoir à financer soi-même cette pièce.

Sur le plan écologique, les Dupont peuvent également se réjouir de leurs économies de pollution carbonique (émission de CO2 évitée par an en comparaison d’une production électrique classique : 0,089 kg par kWh, soit 565 kg pour le foyer) et de pollution radioactive.

Note de Nicolas : dans ce cas pratique, les différentes projections indiquent un projet rentable. Ceci dit, ce n’est pas le cas de tous les projets ! L’idée maîtresse était d’expliquer les paramètres qui entrent en compte dans le calcul pour pouvoir se projeter et simuler. Mais il faut adapter à sa situation et on peut aussi établir un « worst case scenario » (scenario pessimiste) pour déterminer le résultat sur la rentabilité en cas de soucis (des réparations non couvertes par la garantie, une autoconsommation moindre que prévue…) Comme pour un investissement locatif quand on simule le rendement net avec des hypothèses de dégradations ou de vacance locative.

Conclusion

Les panneaux solaires répondent à la fois à un enjeu écologique et économique. Et l’État l’a bien compris en favorisant l’investissement en panneaux solaires. Ceci dit, il ne faut pas se précipiter : il faut remplir quelques conditions et il faut éviter les mauvais professionnels du secteur photovoltaïque, comme nous l’avons expliqué.

Les simulations montrent qu’un investissement bien dimensionné est rentable, à condition de favoriser l’autoconsommation plutôt que la revente, et de choisir un bon professionnel pour réaliser l’étude et la pose.

De plus, cet investissement devrait se rentabiliser un peu plus chaque année quand on privilégie l’autoconsommation, étant donné la hausse régulière des tarifs EDF.

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14 commentaires sur “Panneaux solaires : un investissement rentable ? Avis et simulation”