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Investir en groupement forestier : GFI et GFF

Investir groupement forestier

Les forêts constituent un investissement intéressant à plusieurs titres : il s’agit d’actifs tangibles qui ont prouvé leur résilience en période de crise (chiffres à l’appui dans cet article), elles rapportent des revenus récurrents d’une année sur l’autre (ventes du bois et droits de chasse), elles offrent des perspectives de valorisation, ainsi que des avantages fiscaux notables (dont la réduction de 18 % d’impôt sur le revenu). Ainsi, les forêts peuvent avoir toute leur place dans un patrimoine équilibré.

En pratique, investir directement dans une forêt est très onéreux et il faut être compétent pour la gérer soi-même. Ainsi, les groupements forestiers (GFF et GFI) ont été créés dans le but de rendre accessible l’investissement dans les forêts (dès 1 000 €), tout en diversifiant sur un parc forestier complet (des dizaines de forêts) et en délégant la gestion à des professionnels. Nos lecteurs les plus fidèles auront fait le parallèle avec les SCPI, qui permettent d’investir dans des parts d’un parc immobilier (des dizaines d’immeubles), pour diversifier et déléguer la gestion.

Notre article vous explique pourquoi et comment investir en groupement forestier (GFI plutôt que GFF, on expliquera pourquoi), avec quelle fiscalité et quels avantages. Enfin, nous présenterons le GFI de France Valley, leader du marché forestier.

SOMMAIRE

Pourquoi investir dans les bois et forêts ?

Globalement en France, la plupart des épargnants alloue son épargne dans des fonds euros pour la sécurité, et des actions et de l’immobilier pour l’investissement à long terme. Il s’agit d’une allocation patrimoniale classique. Mais les épargnants plus « patrimoniaux » peuvent ajouter des actifs plus atypiques, pour diversifier sur des actifs tangibles pouvant faire figure de valeur refuge sur du long terme, ou bien encore dans un souci d’optimisation fiscale au moment des successions (notamment avec les forêts). Ainsi, l’investissement en or et l’investissement en groupement forestier ont la cote.

Au-delà de l’utilité écologique et économique, un investisseur choisira d’investir dans les groupements forestiers pour obtenir des revenus réguliers, valoriser son patrimoine et obtenir des avantages fiscaux. Explications.

Un investissement socialement responsable

Les bois et forêts, c’est 30 % du territoire français et 10 % du territoire européen. Non seulement une ressource écologique essentielle (poumon de la France), le bois est aussi une matière première importante. En effet le bois a de nombreuses fonctions : matériau de chauffage et de construction, papèterie, ameublement, etc. Et c’est un secteur économique qui représente 450 000 emplois. Ainsi, l’investissement en groupement forestier fait partie des investissements socialement responsables (ISR). Car l’exploitation des forêts demande de l’entretien, du reboisement (la sylviculture) et contribue au maintien de la biodiversité.

Étonnamment, la France est importatrice de bois, malgré une ressource naturellement très présente sur notre territoire. Donc l’État encourage l’investissement dans nos forêts (via les groupements forestiers) en accordant des avantages fiscaux aux investisseurs, comme on l’expliquera par la suite. Ainsi, c’est également un investissement utile au pays, pour viser l’autosuffisance et éviter d’importer.

Les revenus : rendement des groupements forestiers

Concrètement, que gagne t-on lorsqu’on investit dans des forêts ? En pratique, l’investissement se fait dans un « groupement forestier » qui est propriétaire d’un parc de forêts et les gérants du groupement proposent d’investir dans des parts. Et lorsqu’un épargnant a des parts dans un groupement forestier (GFF ou GFI, on détaille plus loin), il devient associé et détient une partie du patrimoine du groupement. Donc l’investisseur reçoit une quote-part des revenus issus de l’exploitation de la forêt.

Quels sont ces revenus ? Il s’agit en majorité de la vente de bois coupé et de droits de chasse. En pratique, la coupe d’arbres et la plantation font partie du cycle naturel de la vie et de l’entretien des forêts. Ainsi, on ne récolte que 60 % de l’accroissement naturel des forêts, donc les forêts continuent de s’étendre. Historiquement, le rendement est régulier et plutôt stable dans le temps : entre 1 % et 2 % par an. Ainsi, le rendement est modéré mais relativement sûr et avec une faible volatilité (car lissé sur plusieurs forêts du groupement), selon les coupes de bois et l’évolution du cours des essences des bois.

Valorisation du patrimoine et protection contre l’inflation

La rentabilité de l’investissement en groupement forestier ne se fait pas que sur les revenus perçus, mais aussi sur l’évolution du prix des parts (la valeur des forêts). Tout comme la rentabilité d’un investissement immobilier se fait via les loyers reçus et l’évolution des prix immobiliers.

La valeur des forêts a tendance à progresser (voir le graphique plus bas) par l’effet cumulé de :

  • la densification des forêts, car le bois est coupé à un rythme plus lent que la pousse des arbres ;
  • l’évolution du prix de l’hectare, en fonction de l’offre et de la demande.

Enfin, la forêt en tant qu’actif tangible a tendance à offrir une bonne protection contre l’inflation.

Actuellement, le prix moyen en France est de 4 300 € par hectare, mais une belle forêt de chênes par exemple peut dépasser 15 000 € par hectare.

Une faible volatilité du marché forestier. Valeur refuge ?

Le marché forestier est déconnecté des marchés financiers et immobiliers. Donc il a tendance à ne pas être sensible aux crises économiques et financières. Par exemple, en 2018 le prix du bois a augmenté de 9 % et le prix moyen d’un hectare de forêt a augmenté de 3 %. Dans le même temps, les marchés actions baissaient d’environ 10 %.

Pendant le COVID-19, les forêts n’ont pas fermé leurs portes, contrairement aux entreprises et à l’immobilier commercial qui ont fait souffrir les actionnaires et les investisseurs immobiliers. Et les arbres n’ont pas dû se confiner des mois par peur d’être contaminés, les forêts sont naturellement en télétravail. Ainsi, les arbres ont continué de pousser, imperturbables.

Le marché forestier est peu volatil, c’est à dire que l’amplitude des variations de prix est faible. Et même au cours de krachs boursiers, on constate que le prix des forêts varie peu ! Cf le graphique ci dessous. Ce qui lui vaut le qualificatif de valeur refuge.

Globalement, entre 1998 et 2015, on constate sur ce graphique que le prix de l’hectare de forêt a progressé avec peu d’à-coups, malgré une tempête mémorable en 1999 et la crise financière de 2008. Ceci dit, le prix de l’hectare peut également baisser, la hausse n’est pas garantie (les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes dans le temps).

Evolution hectare foret

Défiscaliser grâce à l’investissement dans les groupements forestiers

En plus des revenus procurés et des perspectives de valorisation du patrimoine, les groupements forestiers permettent de défiscaliser. En effet, les avantages fiscaux sont de trois ordres :

  • Réduction d’impôt sur le revenu : à hauteur de 18 % de la somme investie. Et on peut répéter l’opération tous les ans.
  • Exonération d’Impôt sur le fortune (IFI) : les parts du groupement forestier ne sont pas imposables à l’IFI. Alors que les investissements immobiliers entrent dans l’assiette d’imposition à l’IFI.
  • Exonération partielle de droits de succession : les parts de groupement forestier transmises aux héritiers sont exonérées à hauteur de 75 % de leur valeur. Plus exactement, de la valeur investie en actifs forestiers (pas d’exonération sur la trésorerie du groupement).

Ceci dit, s’il y a des avantages fiscaux, c’est aussi parce qu’il y a des contreparties. Notamment l’investissement forestier s’inscrit sur du long terme et présente un risque de perte en capital (tout comme l’investissement immobilier).

On reviendra plus en détail sur les avantages fiscaux des groupements forestiers.

Des défauts à l’investissement dans les groupements forestiers ?

Tout investissement comporte des avantages et des inconvénients. Pour être complet au sujet de l’investissement forestier, quels sont les défauts dont il faut avoir conscience avant d’investir ?

La liquidité des parts des groupements forestiers

L’investissement dans les groupements forestiers a la réputation d’être peu liquide, c’est à dire que la transmission/revente des parts peut prendre du temps. Ainsi, le risque de liquidité n’est jamais nul. Ceci dit, la liquidité est meilleure sur les GFI que sur les GFF, car il n’y a pas de restriction en termes de nombre d’investisseurs et de montant d’encours.

En principe, les associés d’un groupement forestier peuvent se retirer totalement ou partiellement de celui-ci dans les conditions prévues par les statuts.

Une prise de risque…modérée

La forêt est un actif tangible, tout comme l’immobilier ou l’or. Selon la conjoncture, l’évolution du prix de l’hectare n’est pas garantie et le marché peut évoluer à la hausse comme à la baisse. En effet, le risque de perte en capital existe (évolution du prix de l’hectare, aléas climatiques), mais semble a priori limité car :

  • les groupements forestiers sont diversifiés sur plusieurs forêts dans différentes régions ;
  • les gérants souscrivent à des assurances couvrant les sinistres (tempête et incendie), du moins pour France Valley que l’on présentera ensuite ;
  • il s’agit d’investissement sur du long terme, recommandé sur au moins 10 ans. Historiquement, on constate que le prix de l’hectare de forêt a continuellement progressé ces dernières décennies (graphique plus haut). Ceci dit, il faut garder en tête que les performances passées en préjugent pas des performances futures.

Une gestion contraignante ?

Dans la mesure où le groupement forestier est géré par des professionnels, il n’y a pas du tout de gestion du côté de l’investisseur. Ce qui ne serait pas le cas si la forêt était achetée en direct et qu’il faudrait l’exploiter soi-même. Rassurez-vous, vous n’allez pas devoir vous improviser bucheron ! Ainsi, l’investisseur se contente de recevoir le reporting de la société de gestion et de déclarer les revenus une fois par an, grâce au document envoyé par la société de gestion (explications plus loin dans l’article).

Avis de Nicolas : L’investissement forestier est intéressant pour diversifier ses investissements hors des marchés financiers et immobiliers. Investissement patrimonial qui a prouvé être peu sensible aux crises économiques, donc que l’on peut considérer comme une valeur refuge. De plus, l’investissement en groupement forestier procure des revenus modérés mais peu volatils et sans effort de gestion, ainsi que des avantages fiscaux. Ceci dit, cela reste un investissement atypique selon nous, donc l’investissement en groupement forestier ne devrait pas représenter plus de 10 % de votre patrimoine. De plus, il faut garder à l’esprit que le cycle d’exploitation des forêts est long, c’est donc un investissement qu’il faut envisager à horizon 10 ans minimum.

Présentation des groupements forestiers d’investissement

Acheter directement une forêt coûte très cher : des centaines de milliers d’euros voire des millions d’euros. Et il faut être très compétent pour l’exploiter (entretien, reboisement, etc.) Alors qu’acquérir des parts de groupement forestier est bien plus accessible (à partir de 1 000 €). Et cela permet de diversifier sur plusieurs forêts et de déléguer l’exploitation à des professionnels (gérants du groupement et sylviculteurs).

Pour favoriser le reboisement et la conservation des massifs forestiers, la loi a donné aux propriétaires de bois ou terrains à reboiser la possibilité de constituer entre eux des groupements forestiers, pour une durée maximale de 99 ans. 

Juridiquement, les groupements forestiers sont des sociétés civiles. C’est à dire qu’il s’agit de constitution, amélioration, équipement, conservation ou gestion d’un ou de plusieurs massifs forestiers, d’acquisitions de forêts ou de terrains à boiser. Les membres d’un groupement forestier (les investisseurs qui ont acheté des parts du groupement) sont des associés.

Quelles différences entre les 2 types de groupement forestier (GFF et GFI) ?

On peut investir sur deux sortes de groupement forestier :

  • le groupement foncier forestier (GFF) a été créé en 1954 pour favoriser le reboisement, l’amélioration et la conservation des massifs forestiers. Donc il s’agit du groupement général qui reste le plus souvent intra-familial. Mais la taille des GFF limite la diversification et réduit la liquidité des parts.
  • le groupement forestier d’investissement (GFI) est un statut créé en 2019 par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) à l’initiative de la société France Valley. Nous parlerons plus loin de cette société leader dans l’investissement forestier.
groupement foncier forestier (GFF) groupement forestier d'investissement (GFI)
Création 1954 2019 (visa AMF)
Appel public à l'épargne Non Oui
Responsabilité des associés Au-delà des apports Limitée aux apports
Liquidité Faible Moyenne
Restriction en nombre d'investisseurs Oui Non
Restriction en montant d'encours Oui Non
Diversification du parc forestier Moyenne Élevée

Les groupements forestiers d’investissement (GFI) ont obtenu un agrément de l’autorité des marchés financiers (AMF) pour pouvoir faire appel public à l’épargne.

Pourquoi investir dans un GFI plutôt que dans un GFF ?

Nous ne voyons que des avantages aux groupements forestiers d’investissement (GFI) face aux GFF, tout en conservant les avantages fiscaux que l’on détaillera plus loin :

  • Les GFI sont plus liquides que les GFF. Bien entendu, on préfère qu’un marché soit liquide, pour acheter et vendre facilement.
  • Les GFI sont agréés par l’AMF.
  • Les GFI sont moins restreints en termes de nombre d’investisseurs et montant d’investissement.
  • En GFI, la responsabilité des associés est limitée aux apports. Alors qu’en GFF, la responsabilité des associés porte au-delà de leurs apports !

Mais ce n’est pas tout ! Investir en GFI permet de diversifier sur davantage de forêts. Savoir dans quelles forêts investir, sur quel territoire, quel type d’arbre (merisier, peuplier, chêne, sapin, etc.) nécessite une expertise particulière. L’investissement en GFI avec un investissement de départ à partir de 1 000 € permet de diversifier sur plusieurs forêts réparties sur des centaines d’hectares.

Avis de Nicolas : les GFI sont conçus pour des épargnants qui souhaitent diversifier leurs investissements dans un grand parc forestier et déléguer. On peut faire le parallèle avec l’immobilier : entre des parts d’une SCI familiale (quelques appartements gérés par la famille) et des parts d’une SCPI qui permettent d’investir dans un grand parc immobilier géré par des professionnels. Ainsi, notre article porte sur les groupements forestiers d’investissement (GFI), bien plus adaptés aux investisseurs selon nous.

Règles spécifiques applicables aux GFI pour les gérants

Les GFI permettent donc d’investir en groupement forestier avec un investissement beaucoup plus réduit et une meilleure liquidité des parts (même si celle-ci n’est pas garantie). Nous allons vous exposer les règles spécifiques des GFI, qui fonctionnement finalement comme les SCPI. Pour information uniquement, car ces règles sont à appliquer par les gérants du GFI, et non par les investisseurs.

Les GFI sont des groupements forestiers qui lèvent des capitaux d’investisseurs en vue de les investir dans l’intérêt de ces derniers et conformément à une politique d’investissement que le groupement ou la société de gestion a défini. Ils sont autorisés à procéder à une offre au public de leurs parts sociales.

L’actif du GFI

L’actif du GFI est constitué de bois ou forêts, de terrains nus à boiser et des accessoires et dépendances inséparables des bois ou forêts, ainsi que des liquidités et valeurs assimilées. 

À l’issue d’une période de 3 ans à compter de sa constitution par offre au public, le GFI doit comporter pour au moins 80 % un patrimoine forestier ou des sommes déposées sur un compte d’investissement forestier et d’assurance. C’est à dire que le GFI a 3 ans pour se mettre en règle avec la composition de son patrimoine imposée par la loi.

Les bois et forêts détenus par le GFI doivent être gérés conformément à un plan simple de gestion agréée (PSG). Ce plan doit être approuvé par l’assemblée générale des associés. 

Constitution et fonctionnement du groupement

Les GFI doivent s’adresser à la Direction Départementale de l’Agriculture et de la Forêt (DDAF) afin d’obtenir un certificat qui justifiera le droit d’exploitation et d’aménagement des forêts du groupement.

Les statuts du groupement forestier doivent ensuite être enregistrés au centre des impôts et déposés au greffe du tribunal de commerce du lieu où est indiqué le siège social du groupement. Enfin, une déclaration de constitution du groupement doit être publiée dans un journal d’annonces légales.

Pour que les associés du GFI (les investisseurs) puissent bénéficier des avantages fiscaux, le GFI a une obligation imposée par l’État : l’engagement d’exploitation durable sur au moins 30 ans par le groupement forestier. Sachez que cette obligation ne concerne que les gérants du GFI, et non les investisseurs qui peuvent vendre bien avant.

Un GFI peut fusionner avec un ou plusieurs autres GFI ou GFF. C’est d’ailleurs le cas du GFI France Valley Patrimoine, que l’on présentera après.

Note de Nicolas : Les parts des GFI sont, par assimilation à des instruments financiers, soumis à la compétence de l’AMF pour le contrôle de l’information et la mise en œuvre des règles de bonne conduite des professionnels du secteur. Et c’est tant mieux pour la protection des épargnants !

La fiscalité et les avantages fiscaux des groupements forestiers

Un grand avantage d’investir dans un groupement forestier est sa fiscalité très favorable. Elle a été mise en place par les pouvoir publics pour promouvoir l’investissement dans les forêts françaises.

D’abord, nous présentons la fiscalité applicable aux revenus que vous percevrez de ces groupements forestiers. Puis nous détaillons les avantages fiscaux dont vous pourrez bénéficier.

Fiscalité des revenus de groupements forestiers

Chaque membre du groupement forestier (dit « associé ») est personnellement imposé pour sa part de revenus dans le groupement. Et selon le type de revenu :

  • Revenus des coupes du bois. Ils sont soumis au « forfait cadastral », dans la catégorie des revenus agricoles. Il s’agit d’un régime spécial de taxation, pour un montant faible qui dépend des départements et des taxes foncières. Même pour les investisseurs avec une forte tranche marginale d’imposition (30 % et plus), l’imposition sera de l’ordre de 4 %.
  • Revenus de chasse. Ils sont soumis au régime « classique » des revenus fonciers. Soit le régime micro-foncier qui permet un abattement forfaitaire de 30 %. Soit au régime réel en abattant les charges réelles. Ainsi, le bénéfice foncier calculé après abattement est soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu.

Note de Nicolas : en pratique, la déclaration d’impôt sur le revenu annuelle ne sera pas compliquée. En effet, le gérant du groupement forestier envoie tous les ans aux associés (les investisseurs) un document précisant quels montants déclarer dans quelles cases.

Et l’impôt sur la plus-value ?

En cas de revente des parts de GFI avec plus-value, il y a impôt sur la plus-value réalisée selon le régime des plus-values immobilières. Au taux de 19 % d’impôt sur le revenu + 17,20 % de prélèvements sociaux sur l’assiette de plus-value calculée.

Mais il faut tenir compte des abattements progressifs à partir de la 6ème année d’investissement. Ainsi, il y a exonération totale d’impôt sur le revenu après 22 ans d’investissement et exonération totale de prélèvements sociaux après 30 ans d’investissement. Voir le tableau des abattements sur la plus-value immobilière.

La réduction d’impôt pour investissement forestier

L’État encourage l’investissement dans les forêts. Cela se traduit par une défiscalisation sous forme de réduction d’impôt sur le revenu (IR). En pratique pour les groupements forestiers, la réduction d’impôt est égale à 18 % du prix d’acquisition ou de souscription des parts. Dans une certaine limite annuelle et sous condition :

  • parts nouvelles émises par le groupement forestier (constitution du capital initial ou augmentation de capital) : plafond annuel de 50 000 € pour un célibataire ou 100 000 € pour un couple. Soit 9 000 € ou 18 000 € de réduction d’IR annuelle. En contrepartie d’un investissement de 5 ans et demi minimum avant revente.
  • parts acquises sur le marché secondaire : plafond annuel de 5 700 € pour un célibataire ou 11 400 € pour un couple. Soit 1 026 € ou 2 050 € de réduction d’IR annuelle. En contrepartie d’un investissement de 8 ans et demi minimum avant revente.

Note de Nicolas : la réduction d’impôt sur le revenu a été portée à 25 % jusqu’à fin 2020, au lieu de 18 %. Pour 2021, nous devrons voir si la Loi de Finance 2021 prolonge les 25 %.

Remarque : ces avantages fiscaux sont à prendre en compte dans le cadre du calcul du plafonnement global des avantages fiscaux à l’impôt sur le revenu. Ainsi, un foyer fiscal est limité à 10 000 € de réduction d’impôt sur le revenu au global. Ceci dit, l’excédent au-delà du plafond est reportable. Par exemple, si l’investissement en GFI donne lieu à 18 000 € de réduction d’IR, alors il est possible de reporter 8 000 € de défiscalisation à utiliser au cours des 4 années suivantes.

Impôt sur la fortune (IFI) et groupement forestier

En matière d’impôt sur la fortune immobilière (IFI), la détention de bois et forêts est prise en compte comme s’il s’agissait d’actif immobilier. Donc par principe, leur valeur doit être prise en compte dans le calcul de l’IFI.

Néanmoins, dans le cadre des groupements forestiers, les parts de GFF et GFI sont considérées comme des valeurs mobilières, donc elles sont exonérées d’IFI à 100 % !

Note de Nicolas : Pour bénéficier de l’exonération d’IFI, l’investisseur doit détenir moins de 10 % du capital du groupement forestier.

Droits de succession : avantage du groupement forestier

Les bois et forêts bénéficient d’un régime avantageux en cas de transmission. En effet, les transmissions (donations ou successions) de groupement forestier sont exonérées de droits de mutation à hauteur de 75 % du montant des actifs forestiers. Notez que l’exonération ne porte pas sur la quote-part de trésorerie du groupement (car le groupement forestier investit majoritairement dans des actifs forestiers, mais conserve une trésorerie).

Il s’agit d’un avantage règlementaire (dispositif Monichon), venant du fait que le groupement s’est engagé à la gestion durable du GFI sur 30 ans. Notez bien qu’il s’agit d’une obligation du GFI, et non d’une obligation de l’investisseur qui peut tout à faire revendre ses parts avant 30 ans.

Comment investir en GFI ? Avis France Valley

Nous aimons investir via des acteurs reconnus pour leur expérience et leur compétence. France Valley est le leader historique de l’investissement dans les forêts. Ses clients sont aussi bien des investisseurs institutionnels (assureurs, mutuelles, caisses de retraites) que des épargnants « lambda ».

Règlementairement, France Valley est une Société de Gestion de Portefeuille agréée par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF). À ce jour, seuls les GFI de France Valley sont reconnus par l’AMF.

France Valley a été fondé en 2010 et est devenu le premier investisseur forestier privé. Côté chiffres :

  • 12 000 hectares gérés,
  • répartis sur plus de 70 forêts partout en France, de toutes essences et de toutes maturités,
  • plus de 5 000 investisseurs privés et institutionnels,
  • plus de 1 milliard d’euros gérés.

Les GFI de France Valley ont obtenu le label Greenfin, créé par le ministère de la transition écologique et solidaire. C’est une reconnaissance du fait qu’ils contribuent au financement de la transition énergétique et écologique.

Le conseil et l’information des investisseurs

L’accompagnement par France Valley se fait en 3 temps :

  • Avant investissement, les épargnants sont conseillés pour optimiser leur investissement en groupement forestier en fonction de leur situation patrimoniale.
  • Ensuite, les investisseurs reçoivent tous les semestres un bulletin d’information de la part de France Valley, avec des données pratiques et financières. Notamment le contexte du marché forestier, le patrimoine du GFI, la valeur de retrait en cas de vente des parts du GFI.
  • Pour aider à la déclaration fiscale, tous les ans France Valley envoie un imprime fiscal unique (IFU) aux investisseurs. Ainsi, il n’y a plus qu’à reporter les chiffres dans les cases mentionnées dans la déclaration d’impôt sur le revenu.

Le GFI France Valley Patrimoine

Le groupement forestier d’investissement (GFI) France Valley Patrimoine fut le premier groupement forestier agréé par l’AMF, donc c’est celui que nous avons étudié dans cet article. Ce GFI a été créé en 2017, après fusion de plusieurs GFF.

Le ticket d’entrée (somme minimum pour investir) est très accessible : investissement à partir de 1 000 €.

La diversification du GFI France Valley Patrimoine

Ce groupement est investi sur 35 forêts et sur 5 700 hectares. Avec une diversification sur plusieurs régions et plusieurs maturités :

diversification GFI

France Valley diversifie sur de nombreuses forêts, sur plusieurs territoires, plusieurs essences et différentes maturités du « peuplement » (du petit bois de la jeune plantation, au gros bois de l’arbre mature). Sachant que le gros bois va délivrer le rendement de court terme, alors que le petit bois et le moyen bois assurent le rendement de long terme (densification au fil des ans et coupe future).

Actuellement, le patrimoine du GFI est composé ainsi :

  • Parc forestier (35 forêts) = 77 % : revenus de la coupe du bois, des droits de chasse et valorisation des forêts.
  • Trésorerie = 17 % : pour saisir les opportunités d’achat de forêts par les gérants. Avant chaque acquisition de forêt, il y a contre-expertise par un expert forestier indépendant.
  • Compte à terme = 6 %. Il s’agit d’un placement financier rémunéré. (Notre article sur le compte à terme).

France Valley assure ses forêts contre les risques de tempête et d’incendie. En cas de tempête, le GFI perçoit une indemnité d’assurance et peut vendre le bois qui a chuté. Et le GFI ne détient pas de forêt en région PACA, car les incendies y sont trop fréquents. Toutefois, le risque phytosanitaire ne peut pas être assuré et seule la diversification limite ce risque.

Quels sont les frais pour investir dans ce GFI ?

Les revenus versés aux investisseurs sont nets de frais de gestion, sachant qu’il y a 0,90 % de frais par an pour rémunérer la gestion de la société France Valley.

Les frais d’acquisition des forêts sont inclus dans le prix des parts du GFI. Comme pour l’investissement en SCPI, il y a le prix de souscription (achat des parts du GFI) et le prix de retrait (revente des parts). Actuellement (au 25/06/2020) pour le GFI France Valley Patrimoine :

  • prix de souscription d’une part du GFI = 200 € ;
  • prix de retrait (revente) d’une part du GFI = 180 €.

Sur le long terme, l’objectif est que la valorisation des forêts vienne compenser l’écart. Sans compter la réduction d’impôt sur le revenu de 18 % de la somme investie, l’année de l’investissement.

Exemple d’avantages fiscaux pour un investissement en GFI

Admettons un investissement de 20 000 € sur le GFI France Valley Patrimoine :

  • réduction d’impôt sur le revenu : 18 % x 20 000 € = 3 600 € ;
  • exonération d’impôt sur la fortune immobilière (IFI) ;
  • en cas de transmission (donation ou succession) : pour le calcul des droits de succession, l’assiette taxable sera de 25 % x 20 000 € = 5 000 € au lieu de 20 000 €.

Notez que ces avantages fiscaux dépendent de la situation de chacun et sont examinés individuellement par les conseillers.

Quelles sont les perspectives du GFI France Valley Patrimoine ?

Le gérant du GFI France Valley Patrimoine vise une performance de 2,5 % en moyenne annuelle lissée (nets de frais). Il s’agit d’un objectif de gestion (donc non garanti) obtenu en additionnant :

  • un rendement proche de 1 % par an (NET de frais). Il s’agit d’une moyenne annuelle lissée : le rendement ne sera pas forcément régulier car dépendant des coupes de bois.
  • la revalorisation des parts. En effet, le GFI table sur une tendance à la hausse du prix des parts comme ces dernières décennies, en raison de l’expansion naturelle des forêts (la pousse des arbres) et de l’évolution du cours de l’hectare (porté par la forte demande de bois dans la construction notamment). En pratique, la valeur des parts du GFI est actualisée tous les 6 mois.

Avis de Nicolas : la diversification du parc forestier du GFI et les assurances viennent limiter les risques de perte en capital, mais ils restent non nuls. Car l’évolution du prix de l’hectare de forêt n’est pas garantie (de même que l’évolution des prix immobiliers et des indices boursiers par exemple). Même si on peut être optimiste sur l’évolution du prix des parts du GFI, en raison de l’historique du marché forestier, de la croissance naturelle des forêts et de la tendance du développement durable.

Les GFI France Valley Forêts

Pour conserver l’avantage fiscal de la réduction d’impôt sur le revenu, France Valley doit collecter maximum 15 M€ par GFI. Il s’agit d’une directive Européenne. Ainsi, pour que les épargnants puissent continuer de profiter de la réduction d’impôt sur le revenu, France Valley a créé 3 nouveaux GFI en 2019 : France Valley Forêts 1, 2 et 3. Règlementairement, ces 3 GFI sont également agréés par l’AMF.

Pour bien diversifier, France Valley fera l’acquisition d’une dizaine de forêts par GFI. Dans différentes régions et avec différentes maturités. En pratique, l’objectif de gestion reste le même que pour le GFI France Valley Patrimoine. C’est à dire une rentabilité annuelle lissée de 2,5 % (rendement sur coupe + revalorisation du prix des parts). Et toujours avec les avantages fiscaux : réduction d’impôt sur le revenu de 18 % (25 % jusqu’à fin 2020), exonération d’impôt sur la fortune (IFI) et avantage à la succession.

La souscription en groupement forestier en pratique

Comme pour les investissements dans des fonds d’investissement, les épargnants doivent lire le DIC (document d’information clé) du GFI. Et comme il s’agit d’une société civile, il faut aussi lire les statuts. Ensuite, France Valley fournit un bulletin de souscription de parts de GFI. Puis quand l’investissement est réalisé, France Valley adresse une attestation de souscription. Nous avons noué un partenariat avec France Valley, et vous pouvez leur demander des renseignements par ce formulaire si vous souhaitez qu’ils vous recontactent :

Vous affirmez également avoir pris connaissance de notre politique de confidentialité.

Note de Nicolas : À titre personnel, j’envisage de diversifier mon patrimoine dans un groupement forestier, raison pour laquelle je me suis penché sur la question. Je suis attiré par l’aspect valeur refuge, sur un marché forestier décorrélé de mes investissements actions et immobiliers, et avec les avantages fiscaux en bonus (la réduction d’impôt sur le revenu et en ligne de mire la transmission). J’ai apprécié le contact avec France Valley, très réactif et compétent par téléphone et mail. Ceci dit, chacun doit construire sa propre allocation patrimoniale selon ses projets et l’investissement forestier s’inscrit sur du long terme (au moins 10 ans).

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12 commentaires sur “Investir en groupement forestier : GFI et GFF”

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