Choisir les meilleurs placements pour son épargne et bien investir

Placements atypiques : vraie diversification ou fausse bonne idée ?

placements atypiques

Les placements atypiques ou alternatifs désignent les investissements qui sortent des grandes familles d’actifs classiques (actions, obligations, immobilier…) : ils regroupent des actifs très différents comme l’or, le vin, les montres, l’art, les forêts, les cryptomonnaies, le crowdfunding, les panneaux solaires, les voitures de collection, etc.

C’est une grande famille, avec à boire et à manger (au sens propre comme au figuré). Certains placements atypiques sont intéressants et peuvent avoir un réel intérêt patrimonial, alors que d’autres sont à éviter comme la peste.

On fait le point : qu’est-ce qui entre dans cette catégorie de placements atypiques ? Quels placements atypiques sont intéressants ? Et quelle place ces placements devraient avoir dans notre patrimoine / nos placements ?

📌 En bref, voici ce qu’il faut savoir sur les placements atypiques :

  • Ils peuvent permettre de diversifier un patrimoine, mais seulement en complément d’une base solide : d’abord avoir une épargne sécurisée (épargne de précaution en livret A, et fonds euros), investir en bourse (actions et obligations) et investir dans l’immobilier.
  • Ils présentent bien souvent un risque élevé : faible liquidité, valorisation difficile, parfois absence de marché secondaire clair et régulé.
  • Certains ont un réel intérêt patrimonial, comme l’or, les forêts, les matières premières ou encore le Private Equity.
  • D’autres sont à mi-chemin entre l’achat passion et l’investissement, comme les montres, le vin ou l’art : on peut y aller par plaisir, mais ils ne remplaceront pas une bonne allocation patrimoniale diversifiée.

Avis de Nicolas : Chez ADI, on recommande de ne pas dépasser 10 % de son patrimoine en placements atypiques, tous placements confondus. À titre personnel, j’ai environ 2 % de mon patrimoine investi en crypto, aux côtés de quelques autres placements atypiques comme l’or (crypto et or logés dans mon CTO). Il faut viser une bonne diversification et non une « worsification » : notre allocation patrimoniale type ici..

Note d’Hugo : les placements atypiques intéressent généralement ceux qui veulent faire un lien entre investissement et passion. Mais attention à ne pas mélanger les deux. Avant d’acheter une carte Pokémon Pikachu Illustrator à 16 492 000 $ (oui, ça existe vraiment), on construit la base solide de son allocation : épargne de précaution, fonds euros, actions et immobilier. Ce socle est moins sexy, mais comparé aux placements atypiques, il a fait ses preuves historiquement.

SOMMAIRE

Placements atypiques tableau comparatif : exemples, intérêt patrimonial et risque

🔎 Tous les placements atypiques ne se valent pas. Le bon réflexe consiste à les analyser avec les mêmes critères qu’un placement classique : liquidité, risque, frais et fiscalité.

➡️ Voici un tableau récapitulatif des placements atypiques, classé par grandes familles :

Catégories de placements atypiques Exemples Intérêt patrimonial Liquidité Risque Notre avis
⌚ Actifs tangibles de collection / passion Montres, art, voitures de collection, grands crus, whisky, Lego, cartes Pokémon, bijoux Diversification plaisir, actif réel, transmission possible Faible à moyenne : revente parfois longue, marché étroit Élevé : prix subjectif, mode, expertise, conservation À voir d’abord comme un achat passion. La ligne est fine entre investissement et plaisir personnel.
🌳 Actifs tangibles patrimoniaux Or, argent, matières premières, forêts via GFI/GFF, vignes via GFV, terres agricoles Diversification, valeur refuge, décorrélation Dépend du mode de détention pour l’or, faible pour forêts/vignes Moyen à élevé : variation des prix, faible rendement, frais La catégorie la plus “patrimoniale”, surtout or et forêt.
📈 Placements financiers alternatifs Private equity, venture capital, crowdfunding, crowdlending, royalties, litigation finance Espérance de gain élevée, exposition à l’économie non cotée Généralement faible (argent bloqué plusieurs années pour le private equity) Élevé à très élevé : défaut, perte en capital, valorisation opaque Pour les investisseurs confirmés. Le plus intéressant dans cette catégorie : private equity.
🧾 Placements fiscaux atypiques Girardin industriel, FCPI, FIP, SOFICA, groupements forestiers, groupements viticoles Optimisation fiscale et diversification Généralement faible Élevé : risque fiscal, frais, rendement réel parfois décevant Attention à ne pas investir uniquement pour défiscaliser.
🚀 Crypto-actifs Bitcoin, ether, stablecoins, staking, finance décentralisée, NFT Diversification très offensive, potentiel de performance élevé Élevée pour les grands crypto-actifs, faible pour NFT / altcoins Très élevé : volatilité extrême, risque technique, risque de plateforme, régulation Poche spéculative / de diversification
⚠️ Placements atypiques à éviter SOFICA (cinéma), containers, cheptel bovin, diamants d’investissement, lettres et manuscrits... Souvent présenté comme décorrélé, tangible et rentable Généralement très faible Très élevé : valorisation floue, arnaque... À éviter dans la plupart des cas.

Clairement, c’est difficile de regrouper tous les placements atypiques dans un seul tableau : cette catégorie de placement est ultra-large et on y trouve tout et n’importe quoi (de nombreux investissements fantaisistes).

💡 Mais ce qu’il faut retenir, c’est que peu importe le placement atypique qui nous fait de l’œil, la grille d’analyse reste la même : intérêt patrimonial, risque, liquidité (capacité à revendre facilement), fiscalité et frais.

Avis d’Hugo : avant d’investir dans un placement atypique, on doit pouvoir répondre à trois questions : qu’est-ce que ce placement va m’apporter (de la performance, de la diversification…) ? Peut-on le revendre facilement ? Avec quels frais, quelle fiscalité et dans quel délai ? Si la réponse est floue, mieux vaut s’abstenir.

Placements atypiques : définition et bon usage dans une allocation d’actifs

Posons déjà les bases : c’est quoi un placement atypique exactement ?

📌 L’Autorité des marchés financiers (AMF) définit les placements atypiques (aussi appelés placements alternatifs ou exotiques), comme « des investissements mettant en avant la possibilité d’un rendement financier, mais ne reposant pas sur des instruments financiers (actions, obligations, etc.). Ils concernent généralement les diamants d’investissement, les énergies renouvelables, les forêts et bois exotiques, les métaux précieux, les terres rares, les timbres, les œuvres d’art, les manuscrits ou encore le vin… »

➡️ Maintenant, d’un point de vue investisseur, chez ADI, on regroupe les placements atypiques dans une catégorie plus large : la poche “exotique” de notre pyramide patrimoniale.

Pyramide épargne ADI
La pyramide patrimoniale d’Avenue Des Investisseurs (notre article : allocation patrimoniale).

💡 Concrètement, cela veut dire qu’on ne devrait pas investir dans des placements atypiques avant d’avoir bâti le principal : l’épargne sécurisée (livret A et fonds euro) et les 2 piliers historiques de l’investissement (actions et immobilier).

En pratique, acheter de l’or, des montres, du vin ou du bitcoin peut avoir du sens dans certains cas… mais pas plus de 10 % de notre patrimoine, et pas si notre épargne de précaution est inexistante et qu’on n’a pas encore un patrimoine solide réparti entre :

Pourquoi investir dans des placements atypiques ?

💡 Une fois qu’on a compris que les placements atypiques ne doivent pas être la base du patrimoine, la vraie question devient : à quoi peuvent-ils servir concrètement ?

1. Chercher de la diversification et de la décorrélation (exemple : l’or et l’argent)

📊 Premier intérêt possible : chercher des actifs qui ne réagissent pas comme les actions, les obligations ou l’immobilier.

En matière de décorrélation et de diversification, l’actif le plus connu est l’or (perçu comme un actif « anti-crise »), mais il reste très lié à la monnaie, à la confiance dans le système financier et aux banques centrales.

Un autre actif dans cette catégorie est l’argent, qui lui, est plus cyclique : il dépend davantage de l’industrie, notamment de l’électronique.

📌 De 1969 à 2026 : l’or affiche une performance annualisée de 7,91 %, proche du MSCI World à 8,28 %, mais avec une volatilité plus élevée (18,72 % vs 14,72 %). L’argent, lui, a rapporté 5,50 % par an, mais avec une volatilité de 32 % (on est clairement sur des montagnes russes).

Performance des actions mondiales, de l'or et de l'argent
Performance des actions mondiales, de l’or et de l’argent de décembre 1969 à mai 2026.
Source : Curvo (MSCI World vs Amundi Physical Gold ETC (FR0013416716) vs iShares Physical Silver ETC (IE00B4NCWG09))

➡️ Pour approfondir le sujet, voir notre article complet : acheter de l’or ou de l’argent.

2. Rechercher de la performance (exemple : le Private Equity)

📈 Deuxième intérêt possible des placements atypiques : viser plus de performance à long terme.

Dans cette catégorie, on retrouve notamment le Private Equity, aussi appelé capital-investissement : on investit dans des entreprises non cotées, en phase de développement, de croissance ou de transmission.

🔎 Sur les 20 dernières années, le Private Equity a produit une performance annualisée de 10 % (nette de frais de gestion). Et sur la période 2006-2020, la performance annualisée du capital-investissement français a même été de 11,70 % nette de frais (source).

Cette surperformance potentielle (à condition de choisir les meilleurs fonds de private equity) rémunère surtout deux risques : l’illiquidité et le risque de perte en capital.

Concrètement, investir en Private Equity, c’est accepter de bloquer son argent longtemps : minimum 5 ans, voire plus de 10 ans. En termes de risque, si une société non cotée échoue, la perte peut être importante.

C’est pourquoi cette poche s’adresse plutôt aux investisseurs confirmés, avec un horizon long et un patrimoine déjà solide.

➡️ Pour aller plus loin, voir notre article complet sur le Private Equity.

3. Investir dans une conviction forte (exemple : les cryptos)

🎯 Troisième intérêt des placements atypiques : investir dans nos convictions.

Les cryptomonnaies en sont le meilleur exemple : investir en crypto, ce n’est pas seulement investir dans un actif. C’est croire en tout un écosystème numérique autour de la blockchain, de la finance décentralisée, des crypto-actifs, des tokens, des stablecoins ou encore du staking.

Bitcoin reste la cryptomonnaie de référence, avec une offre limitée à 21 millions d’unités, ce qui nourrit la thèse de “l’or numérique”. Mais l’univers crypto va bien au-delà : Ethereum, Solana, Avalanche, tokens, NFT, stablecoins… L’écosystème s’est fortement élargi depuis la création du Bitcoin en 2009, avec de nombreuses façons d’investir.

Côté risque, on investit dans une technologie encore jeune, à fort potentiel, mais aussi à forte volatilité. Sur les grands indices actions, des journées à +/-3 % restent rares ; sur les cryptomonnaies, c’est quasiment la norme, avec des krachs fréquents. On recommande de ne pas dépasser 5 % du patrimoine en cryptomonnaies.

➡️ Pour aller plus loin, voir notre article complet : comment investir en cryptomonnaie.

4. Le plaisir de posséder ou de collectionner

⌚ Dernier cas, très humain : le plaisir de posséder.

Posséder une montre, une belle cave, une œuvre d’art exceptionnelle ou encore une voiture de collection rare peut procurer une satisfaction que ne donnera pas un ETF dans son PEA.

C’est ce que les anglo-saxons appellent investments of passion : des actifs achetés autant pour leur valeur financière potentielle que pour le plaisir, l’histoire, la rareté ou le statut qu’ils procurent.

🔎 En 2025, l’indice Knight Frank Luxury Investment Index (KFLII), qui suit un panier de 10 grandes catégories d’actifs de luxe et de collection (art, vin, whisky, montres, bijoux, voitures de collection, sacs à main, meubles, pièces de monnaie et diamants), a reculé de 0,4 %. Mais ce chiffre cache de gros écarts : les montres ont progressé de +5,1 %, tandis que les voitures de collection ont reculé de -3,7 % et le whisky de -10,9 %.

L'indice Knight Frank Luxury Investment Index (KFLII), qui suit plusieurs actifs de collection
L’indice Knight Frank Luxury Investment Index (KFLII), qui suit plusieurs actifs de collection (source)

Pour les montres de luxe, on est typiquement dans cette zone hybride entre plaisir et investissement. Une Rolex, une Omega, une Patek Philippe ou une Audemars Piguet peut être portée, conservée, transmise… et parfois revendue plus cher.

➡️ Pour aller plus loin : voir notre article sur l’investissement dans les montres.

Note d’Hugo : le plaisir doit avoir sa place dans la vie, dans l’épargne, et même parfois dans l’investissement. Mais clairement, il faut distinguer l’achat plaisir de la stratégie patrimoniale. Acheter une montre parce qu’on est passionné, très bien. L’acheter uniquement parce qu’on espère la revendre plus cher dans 10 ans, c’est une autre analyse : état, liquidité, rareté, etc.

Les risques des placements atypiques : liquidité, frais, valorisation et arnaques

Dans les placements atypiques, le risque n’est pas toujours visible au départ : il se cache parfois jusqu’à la revente.

Avant d’investir dans un placement atypique, on doit surtout vérifier 3 points :

  • La liquidité : est-ce qu’on peut revendre facilement et rapidement ?
  • Les frais : combien reste-t-il après tous les frais déduits (selon le placement : frais d’entrée, de gestion, de conservation, d’assurance…) ?
  • La valorisation : qui fixe le prix et sur quelle base ?

La liquidité est le grand angle mort des placements atypiques. Une action cotée ou un ETF se revend en quelques clics. Alors qu’une montre, une œuvre d’art, des parts de forêt ou un placement non coté, c’est clairement autre chose.

⚠️ Enfin, impossible de parler des placements atypiques sans parler des arnaques. C’est l’un des terrains de jeu préférés des vendeurs de rêve : diamants, cheptels bovins, containers, manuscrits, crypto douteuse, terres rares… les arnaques sont nombreuses et il faut toujours faire ses propres recherches, s’informer et ne jamais dépendre uniquement du discours du vendeur.

Note d’Hugo : un risque fréquent dans les placements atypiques est l’asymétrie d’information : quand le vendeur connaît mieux le marché que l’acheteur. Si vous dépendez uniquement de son discours pour comprendre comment le placement fonctionne, comment il est valorisé ou comment il pourra être revendu, c’est mauvais signe. Un bon investissement doit pouvoir être compris / vérifié par soi-même.

Zoom sur 3 placements atypiques : forêts, contentieux et produits structurés

🔎 Pour rendre ce sujet plus concret, analysons 3 exemples de placements atypiques. Pour chaque placement, on garde la même grille d’analyse : rôle dans le patrimoine, risque, liquidité, fiscalité et frais.

Les groupements forestiers : investir dans la forêt

🌲 Les groupements forestiers permettent de détenir des parts de forêts, sans gérer soi-même les parcelles, les coupes de bois ou les travaux de reboisement. Dans un patrimoine, leur rôle est surtout de diversifier vers un actif tangible, non corrélé aux marchés financiers et pensé pour le long terme.

CRITÈRE ANALYSE
Rôle dans le patrimoine Diversification patrimoniale, actif réel, logique long terme et transmission
Risque ⭐⭐☆ Modéré à élevé : aléas climatiques, incendies, tempêtes, maladies, prix du bois, risque de perte en capital
Liquidité ⭐☆☆ Faible : revente des parts souvent lente et dépendante du marché secondaire
Fiscalité ⭐⭐⭐ Attractive : réduction d’impôt possible, IFI, transmission avantageuse sous conditions
Frais ⭐⭐☆ À surveiller : frais d’entrée, gestion, sortie éventuelle, impact important vu le rendement modéré
Profil adapté Investisseur patient, déjà bien diversifié, avec une logique patrimoniale long terme

Concrètement, les Groupements Forestiers d’Investissement (GFI) ou Groupements Fonciers Forestiers (GFF) peuvent être accessibles à partir d’environ 1 000 €, avec une diversification sur plusieurs forêts et régions. Le rendement distribué visé tourne autour de 1,5 % par an, auquel peut s’ajouter l’évolution de la valeur des forêts.

⚠️ Le risque vient surtout des aléas naturels : incendies, tempêtes, sécheresses, maladies, mauvaise gestion forestière ou baisse du prix du bois. Le capital n’est pas garanti, même si l’actif paraît rassurant.

Côté fiscalité, les groupements forestiers peuvent être intéressants : réduction d’impôt sous conditions, exonération partielle d’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI), et régime favorable en transmission.

➡️ Pour en savoir plus, voir notre article « Investir en groupement forestier : GFI et GFF« 

Le financement de contentieux : investir dans l’issue d’un procès

⚖️ Le financement de contentieux, ou “litigation finance”, consiste à financer les frais d’une procédure judiciaire en échange d’une partie des gains si l’affaire se termine favorablement.

Le sous-jacent, c’est une affaire juridique. On peut financer des litiges commerciaux, des arbitrages internationaux, des actions collectives ou encore des réclamations liées à des préjudices subis.

CRITÈRE ANALYSE
Rôle dans le patrimoine Recherche de performance décorrélée des marchés financiers
Risque ⭐⭐⭐ Élevé : perte si le dossier échoue ou si les montants récupérés sont insuffisants
Liquidité ⭐☆☆ Faible : capital immobilisé jusqu’à la résolution ou la sortie du fonds
Fiscalité ⭐⭐☆ Variable selon le véhicule d’investissement
Frais ⭐⭐☆ À décortiquer : frais de gestion, commission de performance, frais juridiques indirects
Profil adapté Investisseur averti, capable d’accepter une forte incertitude et une poche très limitée

🔎 Concrètement, les dossiers peuvent aussi être apportés par des entreprises, des associations, des groupes de plaignants ou des spécialistes du financement de contentieux. La société de gestion sélectionne ensuite les affaires selon plusieurs critères : solidité juridique, montant en jeu, probabilité de succès, durée estimée, qualité des conseils juridiques et capacité de la partie adverse à payer.

La durée est l’un des risques. Une affaire peut aboutir en 2 ou 3 ans, mais le calendrier peut vite changer : appel, arbitrage, négociation, règlement partiel, procédure d’exécution, insolvabilité de la partie adverse… On est sur un placement avec un horizon difficile à prévoir.

📌 L’intérêt principal, c’est la décorrélation : une décision de justice ne dépend pas des marchés actions, des taux ou de l’immobilier.

Note d’Hugo : le financement de contentieux, c’est précisément le genre de placement où l’asymétrie d’information peut être forte (si on ne comprend pas les dossiers financés, les frais, la liquidité, les scénarios défavorables, etc.). Honnêtement, chez ADI, on n’est pas de grands fans de ce genre de placement, mais on le partage ici, car ça entre bien dans la catégorie d’un placement atypique et méconnu.

Les produits structurés

📈 Un produit structuré repose sur une formule prédéfinie : un sous-jacent (indice boursier, action, panier de titres…), une durée, un coupon potentiel, une barrière de protection et des scénarios de remboursement.

En bref, on prête de l’argent à une banque, qui promet de verser un rendement si certaines conditions de marché sont respectées.

Critère Analyse
Rôle dans le patrimoine Dépend du placement structuré, mais l’objectif est généralement de chercher du rendement avec une barrière de protection.
Risque ⭐⭐☆ Variable : de modéré à élevé selon le sous-jacent, la barrière et la protection du capital
Liquidité ⭐⭐☆ Faible à moyenne : dépend du produit structuré
Fiscalité ⭐⭐⭐ Dépend de l’enveloppe, mais généralement via une assurance vie, donc fiscalité plus douce
Frais ⭐☆☆ Le grand point noir des produits structurés : peu lisibles, rarement affichés clairement, mais bien présents et souvent lourds.
Profil adapté Investisseur averti, capable de comprendre un produit structuré

💡 Le point clé à comprendre, c’est que le rendement est conditionnel. Typiquement, le coupon annoncé peut tourner autour de 4 à 8 % par an brut, mais seulement si le sous-jacent respecte certains seuils à des dates précises.

Le piège classique, c’est de retenir le rendement affiché. Attention à ces éléments : gain plafonné, capital non garanti, durée parfois longue et sortie compliquée avant l’échéance.

🔎 Pour illustrer, pour les clients Linxea, les meilleurs produits structurés de Linxea sont répartis dans deux grandes gammes : des placements à capital garanti à l’échéance et des placements à capital protégé, plus dynamiques et plus risqués.

Note d’Hugo : les produits structurés sont un sujet complexe difficile à résumer en quelques mots. Pour ceux qui veulent aller plus loin, voici notre article complet : notre avis sur les produits structurés.

Faut-il investir dans des placements atypiques ? Notre verdict

🍬 Finalement, les placements atypiques, c’est un peu le rayon “gourmandises” de notre allocation patrimoniale. On peut y trouver des choses intéressantes, originales, qui donnent envie…

Avant de s’intéresser à ce type de placement, les bases de notre épargne et de nos investissements doivent déjà être construites : épargne de précaution, fonds euros, actions, immobilier…

illustration marché placements atypiques
Image extraite de notre livre ADI « Investissez votre épargne« 

🎯 Oui, les placements atypiques peuvent avoir leur place dans un patrimoine. Mais avant, il faut se poser les bonnes questions et dans le bon ordre.

En bref, avant d’investir dans un placement atypique :

  • on vérifie que les fondations du patrimoine sont déjà solides (actions, obligations, fonds euros, immobilier…).
  • on se demande quel rôle le placement atypique doit jouer dans son patrimoine : diversification, performance, transmission, protection… ou pur plaisir ?
  • on limite la « poche atypique » à une part raisonnable de son patrimoine : 10 % maximum, ou moins selon son profil.
  • et enfin, si on identifie un placement atypique qui nous intéresse, on l’analyse dans le détail avant d’investir : risque, liquidité, frais, fiscalité et conditions de revente.

Note d’Hugo : cette liste à puces pose les « règles” en tant qu’investisseur. Mais il faut aussi savoir se faire plaisir. Avant d’acheter une voiture de collection ou une montre par passion, est-ce qu’on doit vraiment se poser toutes ces questions ? Probablement pas. L’important, c’est simplement de ne pas rationaliser un achat plaisir en se disant que « c’est un investissement ». Si on achète une cave de grands crus parce qu’on aime le vin, parfait. Mais si la “stratégie de sortie” consiste à boire les bouteilles, on n’est plus tout à fait sur un placement patrimonial.

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