Comment investir son argent quand on est jeune ? La bonne réponse n’est pas un placement miracle, mais une méthode adaptée à ses projets : déménagement, voyage, création d’entreprise, résidence principale et construction d’un patrimoine à long terme… sans oublier les imprévus.
Dans cet article, on considère comme « jeune » toute personne majeure de moins de 30 ans. Elle peut être étudiante, alternante ou jeune active, avec une situation encore évolutive. À cet âge, le patrimoine est encore modeste, mais on bénéficie d’un avantage que l’argent ne peut pas acheter : le temps.
Mais alors, dans quoi investir quand on est jeune ? Livrets, plan d’épargne en actions (PEA), assurance vie, immobilier, cryptomonnaies… ? On fait le point.
📌 En bref, les bons réflexes pour investir son argent quand on est jeune sont :
- constituer une épargne de précaution sur un livret réglementé, au minimum l’équivalent de 3 mois de dépenses ;
- séparer l’argent destiné aux projets à court terme (permis, déménagement, voyage ou achat immobilier) de l’épargne investie à long terme (> 8 ans) ;
- ouvrir tôt un plan d’épargne en actions (PEA) et une assurance vie pour « prendre date » et faire démarrer leur ancienneté fiscale ;
- privilégier des ETF (trackers) diversifiés en actions pour investir l’argent dont on n’aura pas besoin avant au moins 8 à 10 ans ;
- le plus important est de commencer à investir régulièrement, même avec de petits montants.
💡 Note d’Hugo : Beaucoup de jeunes restent dans la banque où leurs parents leur avaient ouvert un compte, simplement par habitude. Pourtant, ce compte a été choisi à une époque où les banques en ligne étaient encore peu développées et où les frais des banques traditionnelles étaient plus difficiles à éviter. Aujourd’hui, la concurrence est bien plus forte. Avant même de choisir ses placements, on recommande donc de prendre quelques minutes pour comparer les banques en ligne.
SOMMAIRE
- Comment investir son argent quand on est jeune ? La méthode en 5 étapes
- Dans quoi investir quand on est jeune ? Les meilleurs placements
- Exemples concrets : investir quand on est étudiant, jeune actif ou futur propriétaire
- Les erreurs à éviter quand on commence à investir jeune
- Conclusion : investir son argent, mais aussi investir en soi
- Questions fréquentes sur l’investissement quand on est jeune
Comment investir son argent quand on est jeune ? La méthode en 5 étapes
🔎 Pour commencer à investir quand on est jeune, voici 5 étapes à suivre :
- Faire son budget : c’est la base, surtout lorsque les revenus sont faibles. On calcule ses revenus, ses dépenses et sa capacité d’épargne. Facile avec notre fichier Excel de suivi de budget et de patrimoine (gratuit). Pour aller plus loin sur ce sujet, voir notre article : bien gérer ses finances personnelles.
- Constituer un matelas de sécurité : on conseille au minimum l’équivalent de 3 mois de dépenses mises de côté en épargne de précaution. De quoi faire face aux imprévus de la vie. Idéalement, cette épargne peut être placée sur un Livret A, un LDDS, un Livret Jeune ou, encore mieux, un LEP. Voir notre article sur les meilleurs placements sans risque.
- Classer ses projets par horizon : court terme (moins de 3 ans), moyen terme (de 3 à 7 ans) ou long terme (plus de 8 ans).
- Commencer à investir avec les bonnes enveloppes : ouvrir au minimum un plan d’épargne en actions (PEA) pour investir à long terme et une assurance vie pour une enveloppe plus polyvalente (bien choisir parmi les meilleures assurances vie sans frais sur versement).
- Automatiser au maximum (quand cela est possible) : l’objectif est d’avoir le moins de frictions possible pour investir régulièrement et tenir le cap. Notre article : épargne automatique.
💡 Il faut bien comprendre la base : c’est l’horizon de placement qui définit le placement. Si on a du temps devant soi, on peut prendre plus de risques et chercher un meilleur rendement. Si l’horizon est court, à l’inverse, on privilégie des placements peu risqués (donc moins rémunérateurs).
➡️ Ces 5 étapes peuvent être résumées avec notre pyramide patrimoniale :
📌 En bref : pour investir son argent quand on est jeune, on commence par consolider la base avec une épargne de précaution, avant d’ajouter progressivement les placements destinés au long terme.
Pourquoi investir jeune change beaucoup de choses
Avant d’entrer dans le détail, voyons quels sont les principaux atouts, mais aussi les obstacles auxquels un jeune investisseur est confronté.
✅ Les principaux avantages d’un jeune investisseur sont :
- un horizon d’investissement long, qui permet de traverser plusieurs cycles de marché et de profiter des intérêts composés ;
- une forte capacité d’adaptation : on peut modifier ses versements et son allocation patrimoniale selon l’évolution de ses revenus et de ses projets ;
- la possibilité d’apprendre avec de petites sommes, avant que les enjeux financiers deviennent importants ;
- la possibilité de « prendre date » tôt avec un PEA et une assurance vie. On fait ainsi démarrer leur ancienneté fiscale ;
- plusieurs décennies de revenus à venir, qui permettent notamment de corriger certaines erreurs.
⚠️ Mais investir quand on est jeune présente aussi des limites :
- une capacité d’épargne souvent faible, notamment pendant les études et au début de la vie active ;
- une situation personnelle et professionnelle mouvante, avec des dépenses à anticiper : déménagement, permis, voyage ou achat immobilier ;
- un manque d’expérience face aux baisses de marché, qui peut amener à vendre au pire moment, lorsque les marchés baissent ;
- une tendance à tomber dans l’un des deux extrêmes : certains prennent trop de risques, par exemple en misant tout sur les cryptomonnaies. Au contraire, d’autres laissent dormir toute leur épargne dans des livrets, malgré un horizon de placement long ;
- le risque de repousser l’investissement trop longtemps en se disant « j’ai encore le temps » ou, à l’inverse, de vouloir investir chaque euro en oubliant de profiter de sa jeunesse.
Une fois que l’on a en tête les principaux avantages et limites lorsque l’on investit jeune, reste à savoir dans quoi investir concrètement son argent.
Dans quoi investir quand on est jeune ? Les meilleurs placements
📌 Pour investir son argent quand on est jeune, voici les principaux placements à envisager selon ses projets et son horizon :
| PLACEMENT | RÔLE PRINCIPAL | HORIZON CONSEILLÉ | NOTRE AVIS |
|---|---|---|---|
| LEP, Livret Jeune, Livret A et LDDS | Épargne de précaution et projets proches | Immédiat à 3 ans | Indispensables pour commencer, mais pas adaptés pour développer un patrimoine à long terme |
| Plan d'épargne en actions (PEA) | Investir en actions via des ETF, à long terme | + 8 ans | L’un des meilleurs moyens d’investir à long terme avec des frais limités |
| Assurance vie | Diversifier entre fonds euro, actions, obligations et immobilier | Dépend des actifs choisis | Une enveloppe polyvalente à ouvrir tôt pour faire démarrer son ancienneté fiscale |
| Investir dans l'immobilier | Se loger ou investir avec l’effet de levier du crédit | Généralement plus de 8 ans | À envisager lorsque la situation géographique et professionnelle devient suffisamment stable |
| Plan d'épargne retraite (PER) | Préparer la retraite et réduire son revenu imposable | Jusqu’à la retraite | Rarement prioritaire au début de la vie active, sauf forte fiscalité |
| Plan d'épargne entreprise (PEE) | Profiter de l’abondement de l’employeur | En principe 5 ans | Intéressant en présence d’un abondement de votre entreprise, sous réserve d’analyser les fonds disponibles |
| Compte-titres ordinaire (CTO) | Accéder aux actifs non éligibles au PEA | + 8 ans | Utile en complément d’un PEA déjà bien exploité, mais pas prioritaire |
| Cryptomonnaies et placements atypiques | Poche spéculative et de diversification | Long terme | Éventuellement 0 à 5 % du patrimoine financier, risque élevé, pas prioritaire |
🔎 Il faut voir ce tableau comme une liste de possibilités : il n’est pas du tout nécessaire de cumuler tous ces placements quand on est jeune. Voir notre guide sur l’allocation patrimoniale.
➡️ À notre avis, les 3 placements à privilégier lorsqu’on est jeune sont :
- les livrets réglementés pour le court terme et son épargne de précaution.
- ouvrir un plan d’épargne en actions (PEA) pour commencer à investir sur le long terme en actions, via des ETF diversifiés. Voir notre sélection des meilleurs PEA.
- ouvrir une assurance vie pour faire courir son ancienneté pour profiter de l’avantage fiscal. Cette enveloppe d’investissement très polyvalente permet d’investir en fonds euro, ETF, obligations, immobilier, voire de l’or… selon ses projets. Voir notre sélection des meilleures assurances vie.
💡 Le reste vient en complément selon la situation : alimenter un plan d’épargne retraite (PER) si on est fortement imposé, profiter d’un plan d’épargne entreprise avec abondement de l’employeur, etc.
Les livrets : sécuriser avant de chercher la performance
Avant d’investir à long terme, la base de la pyramide patrimoniale : on constitue une épargne de précaution disponible immédiatement. Elle sert à absorber une caution, une réparation pour sa voiture, une période sans revenus ou un déménagement sans devoir vendre ses investissements au mauvais moment.
Le livret d’épargne populaire (LEP) est généralement le premier livret à regarder quand on respecte les conditions de revenus pour y accéder. Jusqu’à 25 ans, le livret jeune peut également être intéressant (certaines banques boostent le rendement de ce livret pour attirer les jeunes). Puis, le Livret A et le LDDS complètent cette réserve.
💡 Le bon montant à avoir en épargne de précaution dépend de la stabilité des revenus. Un étudiant aidé par ses parents et vivant chez eux n’a pas les mêmes besoins qu’un jeune actif locataire, avec une voiture et un prêt étudiant à rembourser.
➡️ Dans la catégorie des placements sécurisés, les meilleurs fonds euro challengent sérieusement les livrets. Voyez ici notre comparatif des meilleurs placements sans risque.
Une fois cette réserve constituée, conserver toute son épargne sur des livrets devient moins pertinent pour les projets lointains. Les livrets protègent le capital, mais ils ne sont pas conçus pour développer un patrimoine.
Le PEA avec les ETF pour investir à long terme
Le plan d’épargne en actions (PEA) est adapté à l’investissement long terme. On y place uniquement l’argent dont on n’aura pas besoin avant 8 à 10 ans.
Avantage fiscal : après l’anniversaire des 5 ans du PEA, les gains retirés sont exonérés d’impôt sur le revenu (mais restent soumis aux prélèvements sociaux).
Le PEA permet notamment d’investir dans des fonds indiciels cotés, aussi appelés ETF. Par exemple, un ETF MSCI World donne accès à plus de 1 000 entreprises, réparties dans 23 pays développés. Les ETF sont nos placements préférés pour investir en bourse facilement et efficacement, à long terme, sans faire du trading.
➡️ Pour aller plus loin : voir notre guide consacré au PEA et notre sélection des meilleurs ETF éligibles au PEA.
L’assurance vie pour diversifier son épargne entre fonds euro, ETF, SCPI, or, etc.
L’assurance vie complète bien le PEA. Elle permet de combiner plusieurs familles d’actifs dans une même enveloppe d’investissement : fonds euro, ETF actions, fonds obligataires, de la « pierre papier » via des SCPI, et même de l’or papier.
💡 Attention à cette fausse croyance : l’argent placé en assurance vie n’est pas bloqué. La durée de 8 ans correspond à un seuil fiscal : une fois le contrat ouvert depuis plus de 8 ans, les retraits bénéficient d’une fiscalité plus avantageuse. En ouvrant une assurance vie tôt, même avec une petite somme, on fait démarrer ce délai dès aujourd’hui.
➡️ Le point de vigilance concerne surtout les frais. On privilégie une assurance vie sans frais sur versement, avec des frais de gestion raisonnables et une sélection suffisante d’ETF. Voir notre comparatif des meilleures assurances vie.
Immobilier, PER, CTO et cryptomonnaies : les placements à envisager au cas par cas
Acheter sa résidence principale quand on est jeune était une évidence pour la majorité de nos parents et grands-parents. Mais pour les jeunes d’aujourd’hui, c’est différent. On a tous déjà entendu « Être locataire, c’est jeter son argent par les fenêtres » (généralement de la part d’une personne âgée).
Cette vision est trop simpliste. Les deux facteurs clés sont la localisation du bien et le temps pendant lequel on prévoit de le conserver afin de rentabiliser les frais d’achat :

🔎 En bref, quand on est jeune, investir dans l’immobilier est intéressant si :
- on pense conserver le logement assez longtemps pour amortir les frais d’achat (frais de notaire, potentiels travaux, … les frais de notaire représentent à eux-seuls en moyenne 3 ans de loyer !) ;
- le crédit ne bloque pas d’autres projets.
La résidence principale n’est donc pas automatiquement le meilleur investissement quand on est jeune : c’est un choix de vie à étudier au cas par cas.
➡️ Pour creuser les autres solutions pour investir dans l’immobilier en étant jeune : voir notre guide pour investir dans l’immobilier.
Dans cette catégorie de placements intéressants seulement dans certaines situations, on retrouve également :
- le plan d’épargne retraite (PER) : pertinent surtout avec une tranche marginale d’imposition (TMI) d’au moins 30 %. Sinon, le blocage jusqu’à la retraite le rend peu prioritaire ;
- le compte-titres ordinaire (CTO) : utile pour investir dans des actifs non accessibles dans un PEA, mais avec une fiscalité moins avantageuse.
Exemples concrets : investir quand on est étudiant, jeune actif ou futur propriétaire
📌 Ces cas concrets montrent comment investir son argent quand on est jeune selon ses revenus, ses projets et son horizon de placement.
Léa, 20 ans, alternante : épargne de précaution et premiers placements
🎓 Léa gagne 1 200 € par mois, reste rattachée au foyer fiscal de ses parents et épargne 250 € par mois. Elle prévoit d’être locataire de son premier appartement dans 18 mois et possède 1 000 € en épargne.

Sa priorité est de constituer 3 000 € à 4 000 € de réserve. Elle verse 200 € par mois sur son Livret A, jusqu’à atteindre son objectif d’épargne de précaution.
En parallèle, elle investit 50 € par mois sur un PEA Jeune dans un ETF monde. Elle a ouvert son PEA Jeune, chez Bourse Direct afin de limiter les frais (l’un des meilleurs PEA Jeune du marché).
💡 Elle pourra augmenter ses versements mensuels sur son PEA une fois son épargne de précaution constituée. L’objectif est surtout d’apprendre à investir progressivement, sans fragiliser ses projets à court terme.
Note de Nicolas : la loi PACTE permet maintenant aux enfants de 18-25 ans rattachés au foyer fiscal de leurs parents de détenir un PEA. Il s’agit d’un « PEA jeune » limité à 20 000 € de versements, qui sera transformé en PEA « classique » à 25 ans.
Paul, 26 ans, jeune actif : investir à long terme
💼 Paul gagne 2 400 € nets, possède 8 000 € de réserve, investit 600 € par mois et ne prévoit pas d’achat immobilier pour le moment. Son employeur propose un PEE avec abondement.

➡️ Voici son choix d’investissement mensuel pour son épargne :
- 100 € sur le PEE, pour profiter de l’abondement versé par son employeur ;
- 400 € sur le PEA Fortuneo (1 ordre < 500 € offert chaque mois avec la formule Starter), investis dans un ETF mondial, pour développer son patrimoine à long terme avec une large diversification ;
- 100 € sur l’assurance vie Linxea Spirit 2, répartis entre fonds euro et fonds obligataires, pour conserver une poche plus stable et diversifier son allocation patrimoniale.
Sur 2 ans, Paul aura versé 14 400 €, hors performance et abondement :
- 2 400 € sur son PEE, auxquels s’ajoute l’abondement de l’employeur ;
- 9 600 € sur son PEA ;
- 2 400 € sur son assurance vie.
💡 Concrètement, il exploite l’avantage offert par son entreprise via le PEE. Il consacre ensuite la majorité de son effort d’épargne au PEA, car il dispose de plusieurs décennies devant lui et peut accepter les fluctuations des marchés.
Et enfin, l’assurance vie complète cette allocation avec une poche moins volatile. Paul conserve parallèlement ses 8 000 € de réserve disponibles.
Cette stratégie est simple, diversifiée et facile à automatiser. Elle a donc davantage de chances d’être conservée sur le long terme.
Clara, 28 ans : acheter sa résidence principale dans 2 ans
🏠 Clara dispose de 12 000 € sur des livrets et épargne 800 € par mois. Elle souhaite acheter sa résidence principale (un appartement) dans 2 ans. Pour cela, il faut épargner pour donner confiance à la banque qui prêtera et avoir un apport. Dans 2 ans, elle aura mis de côté 31 200 € au total (hors intérêts) : 12 000 € aujourd’hui + 19 200 € de nouveaux versements.

Pour conserver 6 000 € d’épargne de précaution après l’achat, soit environ 3 mois de dépenses, elle peut alors organiser son épargne ainsi :
- 6 000 € conservés en épargne de précaution sur des livrets bancaires ;
- 10 000 € sécurisés pour l’apport immobilier sur une assurance vie 100 % fonds euro ;
- 15 200 € investis à long terme sur son PEA.
Concrètement, ses 12 000 € actuels peuvent couvrir immédiatement les 10 000 € d’apport et les 2 000 premiers euros de sa réserve. Elle consacre ensuite ses 800 € mensuels à compléter l’épargne de précaution pendant 5 mois, puis investit 800 € les mois suivants sur son PEA.
Après l’achat, Clara conserve ainsi 6 000 € disponibles et 15 200 € investis à long terme. Son apport reste totalement sécurisé.
Les erreurs à éviter quand on commence à investir jeune
🚨 Pour bien investir son argent quand on est jeune, voici les erreurs les plus fréquentes à éviter :
- Investir sans épargne de précaution. Il faut toujours une épargne de précaution (livret A par exemple). Sinon, lors d’un déménagement, d’un problème de voiture ou d’un mois sans revenus, on risque de devoir vendre ses investissements. Et si les marchés baissent à ce moment-là, la perte devient définitive.
- Tout miser sur une action ou une cryptomonnaie. Une forte conviction ne remplace pas la diversification. Même une entreprise réputée solide peut subir une baisse. Il vaut mieux diversifier, raison pour laquelle on apprécie l’ETF World investi sur plus de 1200 actions.
- Payer trop de frais. Frais de courtage, frais de gestion et achats-reventes répétés réduisent la performance. Nous recommandons les placements à moindres frais.
- Multiplier les opérations. Attention au biais d’activité ! Changer constamment ses investissements donne une impression de contrôle, mais une stratégie simple et passive à long terme est toujours plus efficace.
- Revendre après une baisse. Les baisses temporaires font partie de l’investissement en actions. Quand on est jeune et qu’on investit à long terme, on connaîtra forcément des crises sur les marchés, et c’est normal. Garder le cap, conserver une allocation patrimoniale diversifiée et continuer à investir quoi qu’il arrive est la meilleure chose à faire.
- Chercher à investir chaque euro disponible. Épargner pour construire son avenir est utile, mais renoncer systématiquement aux voyages, aux loisirs ou à des expériences de vie sous prétexte qu’il faut investir au maximum, ce n’est pas l’idéal.
Conclusion : investir son argent, mais aussi investir en soi
💡 Au final, comment investir son argent quand on est jeune ? En bref :
- Étudiant ou jeune actif aux revenus instables : priorité à l’épargne de précaution, et possibilité de commencer à investir avec de petites sommes via un PEA Jeune.
- Jeune actif avec une épargne de précaution constituée : PEA investi dans des ETF diversifiés, ouverture d’une bonne assurance vie pour prendre date, et potentiellement un PER en cas de forte fiscalité.
- Résidence principale dans quelques années : sécuriser l’apport sur des livrets et/ou un fonds euro, puis investir le reste à long terme via les enveloppes mentionnées précédemment.
Mais le meilleur investissement à 20 ou 25 ans n’est pas toujours financier. Se former, apprendre une langue, voyager ou entreprendre des projets… peuvent offrir un grand retour sur investissement quand on est jeune, bien plus que 50 € par mois sur un ETF MSCI WORLD.
🌍 Un point également important est qu’il faut aussi garder une place pour les expériences de vie. Quand on est jeune, on bénéficie généralement d’un équilibre rare entre temps disponible, premiers revenus et bonne santé. Optimiser son épargne est utile ; renoncer à chaque voyage ou projet pour investir le moindre euro disponible, ce n’est pas l’idéal.
📚 Pour devenir autonome étape par étape, on recommande notre livre « Investissez votre épargne ! ». On y explique comment construire son allocation patrimoniale, choisir ses enveloppes d’investissement, et commencer à investir intelligemment selon ses projets de vie, étape par étape.
En revanche, certaines situations nécessitent une réflexion plus poussée. C’est notamment le cas lorsqu’on perçoit des revenus élevés, que l’on reçoit un héritage, que l’on dispose déjà d’un patrimoine important ou, plus globalement, lorsque les montants sont importants ou que la situation est complexe.
Dans ce cas, il faut définir une stratégie patrimoniale et réfléchir à de nombreux sujets : placements financiers, immobilier, optimisation fiscale, protection de la famille et même transmission.
💡 Si vous vous reconnaissez, Prosper Conseil peut vous aider à construire une stratégie patrimoniale globale, adaptée à votre situation et à vos projets : réservez votre premier rendez-vous en visioconférence ici.
Questions fréquentes sur l’investissement quand on est jeune
Le bon montant est celui qu’on peut investir régulièrement et dont on n’aura pas besoin à court terme. Commencer avec 20 €, 50 € ou 100 € par mois suffit pour prendre de bonnes habitudes. On pourra ensuite augmenter progressivement les versements à mesure que les revenus progressent.
Non. Commencer avec une petite somme permet surtout d’apprendre à tenir un budget, automatiser ses versements, diversifier et rester patient. En revanche, il est préférable de constituer d’abord une épargne de précaution.
Sans épargne de précaution, les 100 € mensuels vont d’abord sur un LEP, un Livret Jeune ou un Livret A. Une fois une bonne réserve constituée (équivalente à 3 mois de dépenses), et avec un horizon supérieur à 8 ans, on peut investir progressivement sur PEA ou une bonne assurance vie avec un ETF mondial.
Le PEA est efficace pour investir à long terme en actions et en ETF. L’assurance vie est plus polyvalente, car elle permet de combiner fonds euro, obligations, actions et immobilier. On conseille d’ouvrir les deux le plus tôt possible pour prendre date, puis alimenter principalement l’enveloppe la plus adaptée à ses objectifs.

